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Les Etats-Unis envisagent d'entrainer des militaires ukrainiens

Les Etats-Unis envisagent d'entraîner des troupes ukrainiennes à l'automne, après la fin d'un premier programme d'entrainement de troupes du ministère de l'Intérieur ukrainien, a déclaré lundi à Washington le général Ben Hodges, l'un des chefs militaires américains en Europe.

"Nous aurons terminé d'ici le 15 novembre l'entrainement" de trois bataillons du ministère de l'Intérieur ukrainien au camp de Iavoriv dans l'ouest du pays, a expliqué le général, qui dirige l'armée de terre américaine pour l'Europe.

Les Etats-Unis envisagent par la suite d'entrainer des militaires dépendant du ministère de la Défense ukrainien, mais "la décision finale n'a pas été prise", a indiqué le général lors d'une conférence de presse au Pentagone.

L'entraînement porterait sur des activités tactiques de base, notamment sur les techniques permettant de préserver les vies des soldats et les opérations en milieu très disputé, selon le général.

"C'est un moyen très efficace d'aider les Ukrainiens, et cela montre que nous sommes avec eux", a souligné le général Hodges.

Mais une telle décision nécessite un accord avec les alliés des Américains en Europe, et le général a rappelé qu'il était "de la plus grande importance" de maintenir l'unité des 28 membres de l'Otan face à la Russie.

"L'avis de chacune des 28 nations compte", a-t-il insisté.

Interrogé sur la situation dans l'est de l'Ukraine, le général Hodges a estimé que tous les signes observés lors des précédentes offensives des séparatistes pro-russes étaient présents.

"Mais il n'y a rien qui nous dise que c'est imminent, ou inévitable", a-t-il ajouté au sujet d'une éventuelle nouvelle offensive.

A plus long terme, le général a estimé qu'il n'était pas forcément dans l'objectif de la Russie de prendre le contrôle de l'est de l'Ukraine, ni de chercher à créer un corridor terrestre reliant la Russie à la péninsule de Crimée en prenant notamment la grande ville de Marioupol, au bord de la mer d'Azov.

Créer un corridor terrestre jusqu'à la Crimée réclamerait des moyens hors de portée des rebelles pro-russes, obligeant les forces russes à s'impliquer de manière ouverte, a estimé le général.

"L'intérêt de la Russie est de garder l'Ukraine en ébullition, en dysfonctionnement", pour l'empêcher de se rapprocher des Européens et rejoindre l'Union européenne, a-t-il conclu.

lby/sha

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