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Le PM roumain accusé de corruption, évasion fiscale et blanchiment d'argent

BUCAREST, Roumanie — Le premier ministre roumain, Victor Ponta, a été mis en examen lundi, en marge d'une vaste enquête sur la corruption.

D'après les procureurs, M. Ponta est soupçonné notamment d'évasion fiscale, de blanchiment d'argent, de conflit d'intérêt et d'avoir fait de fausses déclarations lorsqu'il était avocat en 2007 et 2008. Il était alors député.

M. Ponta nie toutes ces allégations. Cela place quand même sur lui une pression accrue pour démissionner.

Les procureurs ont également affirmé qu'ils avaient temporairement gelé ses actifs personnels, qui comprennent des parts d'une maison, un appartement et plusieurs comptes bancaires. Il a vendu deux appartements en mai, pour la somme totale de 150 000 euros, et une voiture.

Victor Ponta a été élu à la tête du gouvernement roumain en 2012. C'est la première fois qu'un premier ministre est mis en examen et que ses actifs sont saisis.

Il est aussi accusé d'avoir réclamé de fausses dépenses d'au moins 181 000 lei (environ 58 000 $) à la firme d'avocats de son allié politique Dan Sova. Les procureurs soutiennent qu'il prétendait qu'il y avait bel et bien travaillé pour justifier d'obtenir de l'argent de la firme. Ces fonds ont servi à payer deux appartements de luxe et un véhicule utilitaire sportif (VUS). Une fois premier ministre, il a nommé M. Sova ministre à trois reprises.

Le premier ministre bénéficie de l'immunité pour certaines des accusations, dont celle de conflit d'intérêt, mais pas pour celles d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent.

Âgé de 42 ans, M. Ponta a été interrogé lundi matin aux bureaux des procureurs de la lutte contre la corruption. À sa sortie 30 minutes plus tard, il n'a fait aucun commentaire, invoquant son droit de garder le silence.

Il avait été identifié comme un suspect le 5 juin dans une enquête sur la corruption qui a plongé la Roumanie dans une crise politique. Le président a exhorté M. Ponta de démissionner, mais il a refusé. Il a toutefois cédé sa place comme chef du Parti social-démocrate en disant qu'il voulait prouver son innocence.

Alison Mutler, The Associated Press

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