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Le chanteur de raï algérien Cheb Mami et la société d'édition EMI condamnés à 200.000 euros pour plagiat

La justice française a condamné vendredi le chanteur algérien de raï Cheb Mami et la société d'édition EMI à payer 200.000 euros à un auteur algérien pour avoir plagié ses textes, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Cheb Mami a été reconnu coupable par le tribunal de grande instance de Paris d'avoir notamment reproduit, au moins en partie, les paroles de plusieurs chansons écrites par l'auteur Rabah Zerradine, alias Cheb Rabah, et "porté atteinte aux droits patrimoniaux" de ce dernier.

Le tribunal estime que M. Zerradine doit être considéré comme étant "le seul auteur" des quatre chansons (Le raï c'est chic, Madanite, Ma vie deux fois, Gualbi Gualbi) et le coauteur des paroles de "Désert rose", qui pour certaines avaient rencontré un succès mondial au début des années 2000.

Une analyse comparative des textes traduits de l'arabe au français a ainsi conclu à une "grande similarité", un expert ayant relevé par exemple que "quatre des cinq" couplets de Madanite chanté par Cheb Mami sont repris du texte "Omri" de Cheb Rabah, de même pour "Anti dorki anti doua" rebaptisée "Ma vie deux fois" par Cheb Mami.

"Il ne saurait être contesté que M. Zerradine a perdu une chance de gagner une notoriété importante du fait du succès des chansons qu'il avait en réalité écrites", écrit le tribunal dans son jugement qui a condamné Cheb Mami et la société EMI à lui payer solidairement 100.000 euros au titre du préjudice moral.

Ils sont également condamnés à lui verser 100.000 euros en réparation des atteintes à son droit moral d'auteur.

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