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L'organisation corse clandestine FLNC demande à l'Etat français l'ammistie des "prisonniers politiques"

L'organisation clandestine Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a exhorté lundi le gouvernement français à répondre à sa décision de "démilitarisation et de sortie progressive de la clandestinité" en procédant notamment à l'amnistie des "prisonniers politiques".

Le FLNC a déploré "l'immobilisme" de l'Etat face à son initiative de paix lancée en 2014 dans un long communiqué authentifié diffusé auprès de plusieurs médias, à l'occasion d'une visite sur l'île méditerranéenne du ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

"L'Etat français persiste à ne pas prendre en compte les revendications légitimes du peuple corse votées pourtant démocratiquement par l'assemblée territoriale", a souligné le FLNC.

Il s'agit de son premier communiqué depuis sa décision annoncée le 25 juin 2014 "d'enclencher un processus qui se veut historique de démilitarisation et de sortie progressive de la clandestinité".

L'Etat n'a jamais répondu à cette initiative.

Interrogé sur ce communiqué, M. Cazeneuve, a simplement souligné qu'il était "à l'écoute de ceux qui sont dans le combat politique" et affirmé que des "engagements" avaient été pris pour la Corse par le gouvernement.

L'Assemblée de Corse a voté à l'unanimité ou à une très large majorité plusieurs réformes comme l'instauration de la co-officialité de la langue, d'un statut de résident pour enrayer la spirale de la spéculation foncière et immobilière, d'un statut fiscal spécifique et d'une réforme des institutions.

Le FLNC est un groupe indépendantiste créé en 1976 et qui a revendiqué plusieurs milliers d'attentats. Le groupe a connu par le passé plusieurs scissions et dissidences.

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