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L'euro ne parvient pas à profiter de l'accord grec

L'euro n'a que brièvement tenté de se reprendre face au dollar lundi après l'accord de la zone euro sur des négociations pour un troisième plan d'aide à la Grèce, les cambistes se concentrant de nouveau sur les perspectives monétaires des États-Unis.

L'euro a fait une brève incursion à la hausse au moment de l'annonce de la décision unanime d'entamer des négociations en vue d'accorder un troisième plan d'aide à la Grèce, obtenu après dix-sept heures de négociations ardues et permettant d'éviter in extremis une sortie du pays de l'Union monétaire.

Mais la monnaie unique est rapidement repartie à la baisse.

"Un accord a beau avoir été trouvé, les investisseurs se demandent maintenant ce qui va se passer", a noté Alex Edwards, courtier chez UKForex.

"Tandis que les dirigeants européens se félicitent, les courtiers vendent la nouvelle et l'euro glisse en baisse. Le marché a besoin de plus de détails sur l'accord et de nombreux investisseurs mettent toujours en doute le futur à moyen ou long terme de la Grèce dans la zone euro", explique Alex Edwards.

Si ce texte ne prévoit a priori pas de sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique, comme évoqué noir sur blanc dans un projet des ministres des Finances, il risque d'être difficile à accepter dans le pays où le gouvernement de gauche radicale du Premier ministre Alexis Tsipras avait promis qu'il ne se laisserait pas imposer de nouveaux sacrifices.

Ainsi, "si l'idée générale d'un accord soutient les investisseurs sur les marchés d'actions, les cambistes sont plus prudents, car l'accord sur la Grèce ôte désormais un des obstacles majeurs empêchant la Fed (Réserve fédérale américaine) de réfléchir à une hausse de taux imminente", a souligné Rebecca O'Keefe, analyste chez Interactive Investor.

"Ainsi, le retrait de cet obstacle couplé à des signes de stabilisation des marchés chinois (après leur récente dégringolade, NDLR) pourrait permettre à la Réserve fédérale de relever ses taux plus tôt et cela met de la pression sur l'euro", a poursuivi Mme O'Keefe.

Une hausse des taux d'intérêt américains rendrait le billet vert plus rémunérateur et donc plus attractif pour les investisseurs, au détriment notamment de l'euro alors que la reprise économique au sein de l'Union monétaire reste terne et devrait justifier la poursuite des mesures d'assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

Vers 09H50 GMT, l'euro valait 1,1069 dollar contre 1,1149 dollars vendredi vers 21H00 GMT.

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