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"Dialogue national" au Congo: l'opposition annonce son boycott (dirigeant)

La coalition d'opposition congolaise "pour le respect de l'ordre constitutionnel" ne participera pas au "dialogue national" devant s'ouvrir lundi à Sibiti, dans le sud du Congo-Brazzaville, a déclaré à l'AFP un de ses dirigeants.

Le Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) "dans son ensemble [...] ne participera pas à ce dialogue", a dit Pascal Tsaty Mabiala, dirigeant du principal parti représenté au sein de cette coalition regroupant l'opposition parlementaire et "radicale" (qui refuse depuis plusieurs années de participer aux élections).

Voulu par le président Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir, le "dialogue national" sur l'avenir des institutions congolaises devait s'ouvrir initialement samedi.

L'opposition voit dans ce forum une manoeuvre pour instaurer une présidence à vie au profit du chef de l'État, à environ un an de la prochaine présidentielle, à laquelle la Constitution interdit à M. Sassou de se présenter.

"En repoussant la tenue du dialogue de deux jours, nous avons pensé que le président de la République allait tenir compte de notre doléance de retirer le point sur l'avenir des institutions de l'ordre du jour", mais "ça n'a pas été le cas", a ajouté M. Tsaty Mabiala, joint par téléphone à Brazzaville de Sibiti (250 km à l'ouest de la capitale), où le "dialogue national" doit s'ouvrir à 15H00 (14H00 GMT).

"C'est le pouvoir qui est plutôt radical parce qu'il ne veut rien entendre et rien changer. Il ne connaît pas le juste milieu", a encore dit celui qui est premier secrétaire de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), le premier parti de l'opposition au Parlement.

Âgé de 72 ans, M. Sassou a dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues.

Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.

La Constitution adoptée en 2002 limite à deux le nombre de mandats que peut exercer un président et stipule que nul ne peut être candidat à la fonction suprême s'il a plus de 70 ans.

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