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Colombie: le président décidera dans quatre mois s'il poursuit le processus de paix

Le président colombien Juan Manuel Santos se donne quatre mois pour décider ou non de poursuivre le processus de paix avec les Farc, suspendant son choix au respect par la guérilla de l'accord de désescalade signé dimanche.

"Nous serons vigilants sur ce qui a été conclu aujourd'hui, et dans quatre mois à partir de maintenant, en fonction du respect de l'accord par les Farc, je prendrai la décision de dire si nous continuons le processus ou non", a déclaré le président lors d'une allocution.

Le gouvernement colombien et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie ont conclu à Cuba un accord portant sur la désescalade du conflit, se donnant pour objectif un cessez-le feu bilatéral pour la première fois depuis l'ouverture de pourparlers de paix à La Havane fin 2012.

Les parties ont "décidé de faire tous les efforts nécessaires pour parvenir sans tarder à la signature d'un accord (de paix) final", et définir "sans délai les termes du cessez-le-feu bilatéral et définitif", indique le texte signé par les délégations du gouvernement et de la rébellion.

Le président Santos a longtemps rejeté tout cessez-le feu bilatéral, craignant que la rébellion ne le mette à profit pour se renforcer.

Lors de son allocution, il a insisté sur le fait qu'il ne s'agissait pas en l'état actuel d'un "cessez-le-feu bilatéral", bien que le texte prévoit une baisse des opérations contre la guérilla.

"Cette désescalade (...) est une avancée pour humaniser la guerre, pour éviter qu'il y ait plus de victimes, le temps qu'on atteigne un accord définitif. S'ils suspendent leur offensive contre le pays, nous nous diminuerons aussi les actions militaires", a-t-il affirmé.

"Mais comprenez bien: nos forces armées sont prêtes pour une désescalade graduelle, si les Farc tiennent parole. Sinon, elles seront prêtes à les affronter, avec la détermination et la force avec lesquelles elles l'ont toujours fait", a-t-il prévenu.

Malgré cette mise en garde, M. Santos a salué l'accord, qui vise à donner un nouvel élan aux discussions de paix dans un contexte de recrudescence du conflit.

"Avec ces nouvelles avancées, je vois enfin la lumière au bout du tunnel, et cela me remplit de confiance et d'espoir. Nous atteindrons cette paix qui s'est tant dérobée", a-t-il dit.

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