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Burundi: l’armée a tué 31 rebelles présumés et en a capturé 170 autres vendredi

BUJUMBURA, Burundi — L’armée burundaise a tué 31 rebelles présumés et en a capturé 170 autres au cours d'une attaque dans le nord du pays, a annoncé lundi un porte-parole militaire. Ce combat, qui se déroule au moment où le Burundi est plongé dans une controverse électorale, fait craindre une nouvelle guerre civile.

Le porte-parole du ministère de la Défense du Burundi, le colonel Gaspard Baratuza, a affirmé lundi en point de presse dans la province de Cibitoke, dans le nord-ouest du pays, que six militaires avaient été blessés vendredi au cours d'un affrontement avec des rebelles présumés. Près de 80 armes légères ont été saisies, a ajouté le colonel Baratuza.

Le gouverneur de la province voisine de Kayanza, Canesius Ndayimanisha, a affirmé que les rebelles présumés avaient perpétré deux attaques sur le territoire burundais vendredi après y être entrés par la forêt de Nyungwe, à la frontière rwandaise.

Le Burundi est plongé dans la crise politique depuis l'annonce, fin avril, de la candidature du président Pierre Nkurunziza à l'élection présidentielle en vue d'un troisième mandat, ce qui est contraire à la Constitution. Le chef de l'État fait valoir qu’il lui est permis de se représenter, car son premier mandat lui avait été donné par le Parlement en 2005, alors que la Constitution édicte que le président «est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois».

Au moins 77 personnes sont mortes depuis le début des protestations civiles et une tentative de coup d’État a échoué à la mi-mai.

La semaine dernière, lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Burundi, des hauts responsables de l'ONU ont dénoncé «l'escalade de la violence et le retour de la peur après des années d'efforts pour ramener le pays sur la voie de la paix et de la réconciliation». Entre 1993 et 2005, le pays a connu une longue guerre civile qui a fait plus de 300 000 victimes.

Après plusieurs reports, la date de l'élection présidentielle est actuellement fixée au 21 juillet. L’opposition et la société civile ont déjà annoncé qu’elles boycottaient l’ensemble du processus électoral, qui a débuté par des élections législatives, le 29 juin dernier.

Gerard Nzohabona, The Associated Press

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