DIVERTISSEMENT
10/07/2015 01:34 EDT | Actualisé 10/07/2015 01:41 EDT

Films à l'affiche le 10 juillet 2015 (PHOTOS/VIDÉOS)

m4tik/Flickr
...cinéma

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine - 10 juillet 2015 Voyez les images

AMY

Grande-Bretagne. 2015. 127 min.

Documentaire musical de Asif Kapadia.

Amy Winehouse a grandi à Southgate, dans le Nord de Londres, entre une mère pharmacienne aveuglée par ses responsabilités et un père chauffeur de taxi absent. Dès l'âge de 16 ans, alors qu'elle chante au sein de la formation NYJO, sa voix digne des plus grandes interprètes de jazz se fait repérer. Dans la foulée, Nick Shymanski devient son gérant et lui obtient un contrat pour l'enregistrement d'un premier album aux sonorités jazz, "Frank". Le succès est au rendez-vous. Désormais installée à Camden, Amy tombe amoureuse de Blake Fielder, qui lui brise le coeur et libère un comportement autodestructeur: elle se met à boire, vire son gérant et refuse d'écouter son père qui lui conseille de faire une cure de désintoxication. En décembre 2005, elle prend du mieux et enregistre "Back to Black", l'album qui fera d'elle une star planétaire et lui permettra de remporter 6 prix Grammy. Mais l'équilibre n'est pas trouvé. Même qu'au contact de Fielder, qu'elle a finalement épousé, ses problèmes de dépendance s'intensifient. Le 23 juillet 2011, elle succombe à une intoxication à l'alcool, à l'âge de 27 ans.

Après un début passionnant consacré à l'émergence d'une artiste, le film du réalisateur de SENNA plonge au coeur du mythe pour en éclairer les recoins les plus sombres, à grands renforts de musique anxiogène et de ralentis. Ce qui n'empêche toutefois pas la personnalité forte et attachante de Winehouse d'émerger et d'émouvoir.

BIG GAME

Grande-Bretagne. 2015. 90 min.

Aventures de Jalmari Helander avec Samuel L. Jackson, Onni Tommila, Ray Stevenson, Victor Garber, Felicity Huffman, Jim Broadbent.

Marchant sur les traces de son père, Oskari, un jeune Lapon du nord de la Finlande, se prépare à passer le rituel qui fera de lui un chasseur. Comme le veut la tradition, il est envoyé en forêt, la veille de son treizième anniversaire, avec pour mission de ramener à l'aube une proie qu'il aura tuée avec son arc. En pleine nuit, seul au coeur de la forêt, Oskari assiste au crash d'un appareil qui s'avère être nul autre que l'avion présidentiel américain, Air Force One, abattu par des terroristes. Évacué de justesse à bord d'une capsule, le président William Alan Moore atterrit tout près du campement du garçon. Cependant, alors que ce dernier résiste à l'idée d'abandonner sa mission pour escorter Moore en lieu sûr, les terroristes qui avaient prévu une chasse à l'homme en montagne, se lancent à leurs trousses. Privé des moyens qui lui permettraient d'entrer en contact avec la cellule de crise au Pentagone, l'homme le plus puissant du monde n'a d'autre choix que de faire équipe avec Oskari.

BIG GAME recycle sans inspiration les clichés du genre. La réalisation reste toutefois soignée, et malgré quelques passages grotesques , le film échappe au ridicule par son humanisme et par sa propension au second degré. Si les personnages secondaires manquent de nuance et de crédibilité, Samuel L. Jackson se défend bien et le petit Onni Tommila touche les coeurs.

EGO TRIP

Canada. 2015. 105 min.

Comédie de Benoit Pelletier avec Patrick Huard, Marie-Ève Milot, Guy Jodoin, Antoine Bertrand, Gardy Fury, Sandrine Bisson.

La popularité de Marc Morin décline à vue d'oeil. Animateur de talk-show antipathique et à l'humour douteux, il est détesté dans le milieu. Les invités de prestige fuient son émission et ses indices d'écoute sont en chute libre. Totalement absorbé par ses intérêts personnels, il accorde peu d'attention aux besoins de sa famille. Alors que le réseau de télévision pour lequel il travaille menace de retirer son émission de sa grille, son agent l'envoie contre son gré en Haïti à titre de porte-parole de SOS Monde, dans l'intention de redorer son image et de regagner la sympathie du public. Pour l'aider durant cette tournée médiatique, Morin est accompagné de Nataly, une agente de communication aux méthodes douteuses, Richard, un photographe émotif un peu trop encombrant, et Sammy, un chanteur amateur. Durant une semaine, l'animateur habitué au confort va se confronter aux conditions de vie précaire des haïtiens, rencontrant sur sa route plusieurs personnes qui toucheront son coeur de citoyen et de père.

La rédemption d'un homme blanc détestable au contact d'une autre réalité est ici traitée de manière superficielle, à grands renforts de clichés et de gags faciles. Les scènes sont égrenées sans cohérence, alourdies par des gros plans inexpressifs et une atroce musique d'ascenseur. Défendant des personnages caricaturaux, les interprètes font leur possible.

IM/MORTEL

États-Unis. 2015. 117 min.

Science-fiction de Tarsem Singh avec Ryan Reynolds, Ben Kingsley, Matthew Goode, Michelle Dockery, Natalie Martinez, Melora Hardin.

Se sachant atteint d'une maladie incurable, Damian Hale, un riche homme d'affaires new-yorkais, accepte l'incroyable proposition du directeur de Phoenix Biogenic, un mystérieux groupe de recherches scientifiques. Il s'agit, avant son décès, de transférer sa conscience dans un tout nouveau corps, "une enveloppe vide" conçue et développée en laboratoire et ayant l'apparence d'un homme jeune et athlétique. L'opération est un succès et Damian entame rapidement une nouvelle existence à la Nouvelle-Orléans, qui lui permet de retrouver les plaisirs de la jeunesse dans un corps en pleine santé. Mais très vite, Damian se met à éprouver des cauchemars qui ne sont pas les siens et qui l'amènent à penser que son nouveau corps a appartenu à quelqu'un d'autre avant lui; un homme au coeur d'un secret que Phoenix semble prêt à tout pour protéger.

Ce suspense efficace, mêlant habilement cinéma fantastique et film d'action, repose sur un scénario prévisible mais généralement prenant. Porté par une réalisation dynamique, et défendu par des interprètes convaincants, l'ensemble se voit comme un film de genre bien mené qui remplit son cahier des charges de manière adroite et parfois même inspirée.

LES MINIONS

États-Unis. 2015. 91 min.

Film d'animation de Kyle Balda,Pierre Coffin.

Les Minions, petites créatures enfantines de couleur jaune, sont au service des méchants depuis la nuit des temps. Gaffeurs de nature, ils ont éliminé par accident chacun de leurs maîtres, depuis le tyrannosaure jusqu'à Napoléon Bonaparte. Terrés dans une grotte, ils souffrent de ne plus avoir de supérieur à servir. Un jour de 1968, Kevin entreprend un long voyage dans l'espoir d'en trouver un nouveau. Flanqué de Stuart et Bob, il accoste à New York où il apprend qu'une convention de super-vilains se tiendra bientôt à Orlando. S'y étant rendus avec l'aide d'une gentille famille de cambrioleurs, les trois Minions deviennent les nouveaux alliés de la première super-vilaine du monde entier, Scarlett Overkill. Celle-ci les emmène à Londres, où elle leur ordonne de s'emparer des bijoux de la couronne d'Angleterre. Au cours de leurs péripéties, Bob retire l'épée Excalibur de son rocher. Dans la foulée, la reine Elizabeth lui cède le trône. Trahie, Scarlett jure vengeance aux Minions.

Cet antépisode de la franchise à succès DESPICABLE ME offre un feu roulant de gags, de péripéties amusantes, de trouvailles imaginatives et de clins d'oeil aux vieux films d'espionnage. L'intrigue manque d'étoffe, mais l'animation 3D soignée, le rythme tonique et le casting vocal hilarant valent leur pesant d'or.

LA POTENCE

États-Unis. 2015. 81 min.

Drame d'horreur de Travis Cluff,Chris Lofing avec Pfeifer Brown, Reese Mischler, Cassidy Gifford, Ryan Shoos, Alexis Schneider.

Vingt ans après que la représentation d'une pièce de théâtre ait été tragiquement interrompue par la pendaison accidentelle du protagoniste, des élèves du même petit collège du Nebraska décident de la monter à nouveau en souvenir du défunt. La veille de la première, Ryan, chroniqueur autoproclamé de l'événement, embête les artisans de la pièce, caméra à l'épaule, lorsqu'il découvre par hasard qu'une porte donnant sur la salle de spectacle ne se verrouille pas. Il convainc alors son ami Reese, l'acteur principal de la pièce, d'infiltrer l'établissement, la nuit venue, afin de vandaliser le décor. Se sachant peu doué et donc susceptible de se couvrir de ridicule sur scène le lendemain, Reese cède aux arguments de Ryan. Cependant, lorsque les deux comparses, aidés d'une camarade, mettent leur plan à exécution, ils se retrouvent emprisonnés dans l'école, puis traqués par une force malveillante.

On en sait vraiment trop peu sur la tragédie à laquelle l'action prétend faire écho, pour se sentir le moindrement intrigué par cette variation incohérente et convenue sur le thème du ◊found footage». Affaibli par des acteurs inexpérimentés et peu doués, le film fait tout de même sursauter lorsqu'il s'en remet aux trucs éprouvés (apparitions, claquements de portes, etc.).

Biden ou Trump?
Suivez les dernières nouvelles, les analyses et les sondages dans cette course qui ne cesse de surprendre!