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09/07/2015 11:09 EDT | Actualisé 09/07/2015 11:09 EDT

Les autochtones veulent que leurs langues soient reconnues

PA PHOTOS/CANADIAN PRESS - UK USE ONLY :  The Prince of Wales waves to the crowds as he arrives with Chief Perry Bellegarde at ceremonies at Wanuskewin Heritage Park near Saskatoon, Sask. This is Prince Charles' first visit to Saskatchewan.   * In honour of the prince s visit, the province announced the creation of a $12,000 Prince of Wales Scholarship to assist grade 11 students in completing high school.
CP CANADIAN PRESS/The Canadian Press
PA PHOTOS/CANADIAN PRESS - UK USE ONLY : The Prince of Wales waves to the crowds as he arrives with Chief Perry Bellegarde at ceremonies at Wanuskewin Heritage Park near Saskatoon, Sask. This is Prince Charles' first visit to Saskatchewan. * In honour of the prince s visit, the province announced the creation of a $12,000 Prince of Wales Scholarship to assist grade 11 students in completing high school.

Les quelque 60 langues des Premières nations canadiennes (Amérindiens, Inuits, Métis) doivent bénéficier du statut de langues officielles du pays, comme l'anglais et le français, a plaidé le grand chef Perry Bellegarde dans une interview publiée jeudi.

Avec 1,4 million d'individus, les Autochtones représentent 4,3% de la population canadienne, mais leurs langues ne sont pas reconnues par le gouvernement fédéral. Selon le recensement de 2011, il existe au Canada plus de 60 langues autochtones réparties dans 12 grandes familles linguistiques (Algonquins, Cris, Mi'kmaq, Innu...).

Or, certains dialectes amérindiens ne sont plus parlés de nos jours que par une poignée d'anciens et pourraient s'éteindre avec eux dans cinq à sept ans, a mis en garde M. Bellegarde, grand chef de l'Assemblée des Premières nations, dans une interview au Globe and Mail.

"Les langues (autochtones) ont été tuées au Canada" par l'éducation obligatoire en anglais ou en français des jeunes de ces communautés, a relevé ce chef originaire du centre du pays. "Nos langues devraient être considérées comme des joyaux nationaux, des trésors nationaux", a-t-il estimé.

De fait, l'Assemblée des Premières nations qui tenait son congrès à Montréal cette semaine a appelé à cette occasion le gouvernement fédéral, et les partis d'opposition qui préparent les élections d'octobre, à dégager des financements pour la préservation des langues parlées par les premiers habitants du Canada.

Ces fonds devraient permettre par exemple de créer un institut des langues autochtones et de mettre en place des programmes linguistiques à destination des jeunes Amérindiens, a plaidé M. Bellegarde.

"Le but ultime" d'une telle reconnaissance des langues des Premières nations serait leur usage dans tous les messages règlementaires obligatoires, tels que les listes d'ingrédients imprimés en français-anglais sur les bouteilles de lait ou les boîtes de céréales, a expliqué le grand chef, ajoutant: "Mais allons-y par petits pas d'abord".

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