Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Taylor Swift au Centre Bell: elle a tout pour elle (VIDÉO/PHOTOS)

Le passage de Taylor Swift au Centre Bell, mardi, avait toutes les allures d’un grandiose événement : fillettes qui faisaient le pied de grue à proximité de l’amphithéâtre plusieurs heures avant le spectacle, fébrilité sur les réseaux sociaux, pancartes arborant des messages d’amour à l’endroit de la divine chanteuse, nombreuses personnalités connues (Denise Robert, Guy A.Lepage, Mistou, Patrice Robitaille, Richard Z.Sirois et d’autres) venues applaudir l’idole avec leur famille, et, bien sûr, des cris, des cris et encore des cris, toute la soirée.

Après tout, ce n’est pas tous les jours que s’arrête dans la métropole une gamine de 25 ans capable de faire obtempérer les bonzes d’Apple sur la question des redevances envers les artistes…et de s’imposer comme l’une des femmes les plus puissantes au monde. Une foule de près de 16 000 âmes plus qu’enthousiastes, 15 931 pour être plus précis - dont la représentante moyenne était une préadolescente de 8 à 12 ans, accompagnée de ses parents – était aux pieds de la bien-aimée Taylor.

Taylor Swift au Centre Bell

Les jeunes spectatrices étaient affublées de chandails ou d’accessoires évoquant l’univers de leur favorite, elles ont hurlé en chœur les paroles des morceaux les plus célèbres de l’auteure-compositrice-interprète et ont brandi bien haut leurs bracelets programmés qui émettaient de la lumière à tout instant pendant les chansons. L’effet était spectaculaire lorsqu’on balayait l’immense assistance des yeux et qu’on dénombrait tous ces points étincelants, qui battaient le rythme à l’unisson.

Plusieurs concepts

La princesse pop n’avait pas terminé son entrée en scène, au son de Welcome to New York, entourée de sa douzaine de danseurs, devant un défilé d’images en noir et blanc de la Grosse Pomme, que le délire s’était emparé de la maison des Canadiens et qu’on saisissait en un clin d’œil toute la personnalité de Taylor Swift : gracieuse, humble, proche de ses fans et diablement attachante. Le visage enfantin, mais la maturité bien palpable, la nouvelle icône – qui succède dignement et en sagesse aux Madonna, Britney Spears et Lady Gaga, tout en n’ayant pas grand chose en commun avec chacune d’elles – s’est très souvent adressée à son parterre pour transmettre des messages positifs, exprimer sa reconnaissance et son amour de la musique.

«Je m’appelle Taylor. J’adore le Québec!», a-t-elle commencé par balancer à ses inconditionnels.

Chacun de ses gestes savamment calculés s’est mérité une réaction hystérique, comme lorsqu’elle a enlevé sa veste et ses lunettes de soleil.

Dans le monde de Taylor Swift, tout scintille. Le micro, les décors, et surtout, les vêtements. D’ailleurs, reconnue pour son bon goût côté mode, Swift n’a pas déçu à cet égard non plus mardi, changeant de costumes pratiquement entre chaque pièce. Sexy sans être provocatrice, la mignonne a alterné entre les bustiers, jupes et robes de toutes les couleurs, qui brillaient jusque dans les plus hauts gradins du Centre Bell.

En tournée pour défendre son plus récent album, 1989, Taylor Swift a abondamment fait honneur à ce dernier, réservant 15 de ses 18 interprétations aux titres de l’opus. Et chacune de ces interprétations avait son concept et son caractère.

Taylor Swift s’est souvent déplacée sur la longue passerelle étroite jouxtant la scène, qui s’est surélevée à plusieurs reprises et a même tourné en l’air à la toute fin, sous une tempête de confettis colorés, pendant la très attendue Shake It Off. Sur Blank Space, les silhouettes des danseurs se profilaient derrière des écrans et apparaissaient en ombres foncées. Des jets de fumée ont conclu une version longue de I Knew Your Were Trouble, que les danseurs, tout en pectoraux, ont rendue suave, et que Taylor a terminé en sueur, la frange collée au front. Ces mêmes danseurs ont joué les contorsionnistes pendant I Wish You Would, alors que des rayons lasers fendaient l’air. Taylor et ses troupes ont exhibé leurs parapluies sous un déluge mouillé, sur How You Get The Girl, tandis que derrière eux s’étalait un montage visuel suggérant le pont de Brooklyn. Des portes s’ouvraient et se fermaient sur I Know Places. Taylor a empoigné la guitare pour entonner, seule, You Are In Love, s’est attelée aux claviers, en robe de bal, sur Wildest Dreams et s’est faite rockeuse sur We Are Never Getting Back Together. Plus la prestation avançait, plus les prouesses pyrotechniques étaient impressionnantes.

Dans deux intermèdes, des amies de Taylor, comme Selena Gomez, Lena Dunham, Karlie Kloss, Jaime King, Cara Delevingne et le groupe Haim, ont clamé les louanges de leur copine sur vidéo, en témoignant de ses nombreuses qualités. On peut se demander si ce concert de compliments était nécessaire, puisque Taylor Swift a parfaitement le talent, le charisme, l’intelligence, la débrouillardise et la pertinence de se mettre elle-même en valeur, tant en chantant qu’en discourant. Mais les jeunes filles hurlantes souhaitaient désespérément entendre parler de «leur» Taylor, mardi. Alors, pourquoi les en priver…

Le chanteur Vance Joy, rendu populaire grâce à son tube Riptide, assurait la première partie.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.