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07/07/2015 16:48 EDT | Actualisé 07/07/2016 01:12 EDT

Vers une grève de 24 heures dans le métro londonien

Les millions d'usagers des transports en commun londoniens doivent se préparer à une grève de 24 heures dans le métro à partir de mercredi soir en raison d'un conflit social portant sur la mise en place d'un service de nuit, a annoncé mardi Transport for London (TfL).

Quelque 20.000 employés des transports en commun représentés par les syndicats RMT, Unite, TSSA et Aslef "projettent un mouvement de grève de 24 heures dans le métro à partir de mercredi 18H30 (17H30 GMT, ndlr)", déclare TfL, la régie des transports en commun de la capitale britannique, dans un communiqué.

TfL prévient que le service pourrait être totalement interrompu jusqu'à jeudi 17H30 GMT, et connaître des perturbations vendredi.

Les syndicats réclament des augmentations de salaires en raison de la mise en place, à la mi-septembre, d'un nouveau service de nuit le week-end.

Malgré une nouvelle offre présentée par London Underground (LU), le gestionnaire du métro, comprenant notamment une augmentation de salaire de 2%, des discussions de dernière minute se sont achevées mardi sans accord.

"L'offre est toujours sur la table et nous sommes disponibles pour en parler", a déclaré Mike Brown, un responsable de LU, se disant "écoeuré" par le fait que les syndicats n'ont pas accepté l'offre "juste et équitable" qui leur a été faite.

Finn Brennan, un responsable du syndicat de conducteurs Aslef, a estimé pour sa part que la "responsabilité de la grève et les perturbations qu'elle engendrera reposent directement sur les épaules de la direction de London Underground".

"Ils (les responsables de LU) ont gâché les chances de règlement du conflit en refusant pendant trois mois de modifier leur position d'un iota, avant de demander aux quatre syndicats d'accepter une offre en une après-midi" à la veille de la grève, a-t-il ajouté, accusant LU de "suivre la stratégie de la corde raide".

Le plus vieux métro du monde avait déjà été affecté l'an passé par une série de grèves ayant visé à dénoncer des suppressions d'emplois mais, selon la presse britannique, le mouvement social à venir pourrait être le pire depuis 2002.

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