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07/07/2015 12:20 EDT | Actualisé 07/07/2016 01:12 EDT

Les révélations sur Cosby pourraient bénéficier à d'autres plaignantes

PHILADELPHIE — Les nouvelles révélations sur Bill Cosby, qui a avoué en 2005 avoir acheté des sédatifs pour droguer des femmes, pourraient avantager des femmes qui poursuivent l'humoriste et comédien pour diffamation, croient leurs avocats.

Dans un témoignage que l'Associated Press a réussi à rendre public en présentant une requête devant les tribunaux, l'ancienne vedette américaine de la télévision et de la scène a reconnu avoir fait prendre le sédatif, de la méthaqualone, à au moins quelques femmes dans le but d'avoir des relations sexuelles avec elles.

Lisa Bloom, l'avocate du mannequin Janice Dickinson qui prétend avoir été droguée et violée par Cosby, se demande comment le comédien peut «vilifier publiquement» sa cliente et l'accuser de mentir alors qu'elle raconte une histoire semblable.

L'Associated Press s'est rendue devant le tribunal pour demander le dévoilement des documents d'une déposition dans une poursuite pour agression sexuelle intentée par une ancienne employée de l'université Temple à Philadelphie, Andrea Constand. Le comédien âgé de 77 ans a témoigné sous serment lui avoir fait prendre trois moitiés de Benadryl. La poursuite déposée par Andrea Constand a été réglée à l'amiable pour un montant non dévoilé en 2006.

S'en sont suivies une pléthore de poursuites judiciaires. Plus de 20 femmes ont affirmé avoir été victimes de méfaits, dont certains datent de plus de 40 ans. Bill Cosby n'a jamais été accusé au criminel, et le délai de prescription est écoulé pour la plupart des allégations.

Lundi soir, une autre avocate, Gloria Allred, a affirmé espérer pouvoir utiliser les documents rendus publics dans d'autres dossiers qui pèsent contre l'humoriste.

«Cela confirme les allégations de nombreuses victimes qui affirment qu'il les a droguées pour les agresser sexuellement», a-t-elle dit en entrevue.

«Cet aveu en est un que M. Cosby a tenté de cacher du public durant des années, et nous sommes très chanceux que ce soit maintenant public.»

Maryclaire Dale, The Associated Press