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07/07/2015 09:30 EDT | Actualisé 07/07/2016 01:12 EDT

Le pétrole tente de se stabiliser à l'ouverture à New York à 52,53 dollars le baril

Les cours du pétrole tentaient de se stabiliser mardi à l'ouverture à New York, au lendemain d'une dégringolade qui les ont ramenés au niveau de la mi-avril, le marché étant encouragé par la nouvelle prolongation des discussions avec l'Iran.

Vers 13H20 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août était stable par rapport à la clôture de la veille à 52,53 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), au lendemaion d'une chute de 7,73%.

"Il y a eu une réaction réflexe" à l'annonce du nouveau report de la date limite des pourparlers sur le nucléaire iranien entre la République islamique et les grandes puissances, qui pourrait conduire à terme à une levée des sanctions et à un afflux de brut iranien dans un marché déjà saturé, a expliqué Bob Yawger, chez Mizuho Securities.

Selon Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix, la plupart des observateurs estiment que la hausse des exportations iraniennes pourrait ne pas commencer avant l'année prochaine, mais un démarrage plus tôt pourrait surprendre les marchés.

En tout état de cause, M. Yawger "n'exclut pas une nouvelle glissade aujourd'hui, nous sommes toujours sous pression". "Il est très probable que ce sera une journée volatile, le marché va être nerveux, la journée sera dominée par l'actualité et ce sera probablement le cas pour le reste de la semaine", a-t-il ajouté.

Dans les premières minutes après l'ouverture du marché new-yorkais, les échanges électroniques ont été en zigzags marqués, les investisseurs hésitant entre inquiétudes durables quant au déséquilibre de l'offre et la demande, chasse aux bonnes affaires, et spéculations sur les chances d'un accord avec l'Iran.

De leur côté, les Bourses européennes étaient également hésitantes mardi, tandis que Wall Street se dirigeait vers une ouverture en petite hausse, alors que débutait une journée de négociations dans l'Union Européenne centrée sur la crise de la dette grecque.

"Le milieu du pétrole risque d'être distrait par les sujets du jour, de la semaine ou du mois: l'Iran, la Grèce et la Chine", où la chute des marchés boursiers fait craindre pour la croissance, a noté Matt Smith, chez ClipperData.

Enfin le marché pourrait également commencer à se concentrer sur l'état des stocks de brut aux Etats-Unis, dont un nouveau relevé hebdomadaire doit être publié mercredi. "On devrait voir un petit reflux après l'augmentation surprise de la semaine dernière liée à la hausse des importations", selon Matt Smith.

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