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07/07/2015 10:18 EDT | Actualisé 07/07/2016 01:12 EDT

Le Parlement de Tripoli se prononce sur un gel de sa participation aux négociations (responsable)

Le Parlement installé à Tripoli, non reconnu par la communauté internationale, doit se prononcer mardi sur un gel de sa participation aux négociations au Maroc avec le Parlement rival, a indiqué à l'AFP un responsable du gouvernement dans la capitale libyenne.

En proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye compte deux Parlements -et deux gouvernements- qui se disputent le pouvoir, l'un basé à Tripoli et l'autre à Tobrouk (est), ce dernier étant le seul reconnu par la communauté internationale.

L'émissaire des Nations unies pour la Libye Bernardino Leon tente depuis mars à Skhirat, au Maroc, d'arracher aux deux camps un accord sur un texte prévoyant notamment la formation d'un gouvernement d'union nationale et la tenue de nouvelles élections.

Lors d'une session d'aujourd'hui, le CGN "s'apprête à décider s'il gèle sa participation aux négociations au Maroc", a déclaré à l'AFP le responsable sous couvert de l'anonymat.

Le CGN doit s'exprimer "sur la poursuite ou non de sa participation aux négociations", a également indiqué l'agence libyenne Lana, proche des autorités à Tripoli.

Le CGN va aussi "discuter des dernières modifications introduites dans le texte des Nations unies", a en outre déclaré le responsable du gouvernement, en référence à la quatrième mouture d'accord présenté par M. Leon aux deux parties.

La délégation de Tripoli a été absente des négociations la semaine dernière, considérant que les modifications qu'elle avait demandées n'étaient pas présentes dans la quatrième mouture.

Elle doit consulter des personnalités politiques extérieures au CGN, ainsi que des cadres de Fajr Libya, une coalition de milices islamistes qui contrôle la capitale Tripoli depuis près d'un an.

Selon Fajr Libya, le texte proposé trahit "le sang des martyrs" versé pour "la libération de la Libye et la préservation de sa souveraineté".

Cette coalition de milices avait plaidé samedi sur sa page Facebook pour une tenue des pourparlers en Libye et non à l'étranger.

Une centaine de ses sympathisants ont manifesté mardi devant le siège du CGN contre la proposition d'accord de l'ONU, brandissant des banderoles "non à Leon".

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