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06/07/2015 21:30 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

La Maison Blanche appelle la Grèce et l'UE à trouver un compromis

La Maison Blanche a appelé lundi les dirigeants de l'Union européenne et ceux de la Grèce à trouver un compromis afin de permettre à cette dernière de rester dans la zone euro, au lendemain de la victoire du "non" au référendum grec.

"Le référendum est terminé mais notre vision reste la même", a expliqué Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche, jugeant qu'il était dans l'intérêt des deux parties de trouver une solution "qui permette à la Grèce de rester dans la zone euro".

"La tâche à laquelle les dirigeants européens sont confrontés reste la même", a-t-il martelé.

M. Earnest a appelé les deux parties "à se mettre d'accord sur un ensemble de réformes et un financement qui permettent à la Grèce d'être sur la voie d'une gestion durable de sa dette, mais aussi d'une croissance économique".

Le président américain Barack Obama s'est par ailleurs entretenu lundi avec son homologue français François Hollande sur la Grèce, a indiqué la Maison Blanche.

Les deux chefs d'Etat ont évoqué "l'importance de trouver la voie à suivre pour permettre à la Grèce de reprendre les réformes et de retourner vers la croissance (...) à l'intérieur de l'Eurozone", reconnaissant toutefois "que cela va nécessiter des compromis difficiles de tous les côtés".

De son côté, le secrétaire américain au Trésor Jack Lew s'est entretenu au téléphone avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras ainsi qu'avec son homologue Euclid Tsakalotos, a indiqué un porte-parole dans un communiqué.

M. Lew a réaffirmé, selon ses services, le message du président Obama, exhortant Athènes et ses créanciers à aboutir à une "issue constructive".

Le Trésor assure en outre surveiller de près l'évolution de la situation.

En attendant un sommet crucial prévu mardi soir les dirigeants européens étaient divisés lundi sur la reprise des négociations avec la Grèce qui se trouve plus que jamais en situation d'urgence financière.

Après avoir célébré la victoire du "non", qui l'a emporté avec 61,31% des voix au référendum de dimanche, le Premier ministre Alexis Tsipras a voulu se poser en rassembleur, convoquant les dirigeants des partis d'opposition ensemble pour la première fois.

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