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07/07/2015 10:03 EDT | Actualisé 07/07/2016 01:12 EDT

Jean Pascal vise un autre titre mondial

MONTRÉAL - À un peu moins de trois semaines de son prochain combat, Jean Pascal est un homme heureux qui caresse encore de grandes ambitions.

Un texte de Jean-François Chabot

Pascal (29-3-1, 17 K.-O.) envisage encore et toujours la possibilité de redevenir champion du monde. Il est content du fait qu'Interbox le garde occupé.

En tenant compte de la soirée gaspillée contre Roberto Bolonti, et de son duel perdu aux mains de Serguey Kovalev, Pascal livrera un troisième combat en l'espace de 7 mois.

« C'est beaucoup mieux qu'avec mon promoteur précédent qui pour toutes sortes de raison n'arrivait plus à me faire boxer », a lancé Pascal d'entrée de jeu.

Pas droit à l'erreur

C'est pourquoi le Lavallois perçoit le combat du 25 juillet au Mandalay Bay de Las Vegas, comme un défi qu'il ne veut pas prendre à la légère.

Son adversaire sera le Cubain Yunieski Gonzalez (16-0-0, 12 K.-O.), une vedette montante qui voit en Pascal, un tremplin capable de le propulser vers les sommets de la boxe.

« C'est un bagarreur qui possède une très bonne force de frappe. S'il a bien regardé la vidéo de mon combat contre Kovalev, il voudra essayer d'être très physique contre moi et d'y aller le tout pour le tout. Je vais me préparer en conséquence », a indiqué Pascal.

Avec ses cinq combats de championnats du monde, Pascal possède nettement plus d'expérience que son adversaire. C'est ce savoir-faire qu'il voudra mettre en avant pour parvenir à ses fins.

« Une défaite serait très néfaste pour la poursuite de ma carrière. Je n'ai pas le choix d'y aller ' all-in ' comme on dit à Las Vegas pour démontrer que je fais encore partie de l'élite mondiale et que la défaite contre Kovalev était une simple erreur de parcours », a renchéri Pascal.

Des fleurs de Gonzalez

Répondant aux questions des  journalistes via un lien Internet depuis son centre d'entraînement de Miami, Gonzalez a d'abord remercié le clan de Jean Pascal pour l'opportunité de se battre contre lui.

De sa voix grave et par l'entremise d'un interprète, Gonzalez s'est présenté comme le chasseur toujours à la poursuite de sa proie. Cela a eu le don de faire sourire Pascal qui en a visiblement vu d'autres.

Ce dernier refuse d'ailleurs de se voir comme un « gate keeper », espèce de passage obligé pour vedettes montantes et autres aspirants aux grands honneurs de la boxe.

« Je ne pense que cette étiquette colle bien à mon nom et à mon personnage. J'appartiens encore à l'élite mondiale. Oui, j'ai perdu contre Kovalev. Mais tout le monde perd dans la vie. Ce sont des choses qui arrivent. Même dans la défaite, je n'ai jamais fait honte au gens. Je peux donc marcher la tête haute. L'important c'est d'apprendre de ces défaites honorables », a dit Pascal.

Le combat face à Gonzalez sera présenté dans le cadre d'un gala qui aura en guise de finale la défense des ceintures WBA, IBF et WBO des mi-lourds par Kovalev (27-01, 24 K.-O.) contre le Français Nadjib Mohammedi (37-3-0, 23 K.-O.).

Pour Pascal, ce sera seulement la troisième fois de sa carrière qu'il boxera hors des frontières du Québec. La dernière fois, en décembre 2008, il avait perdu par décision devant le Britannique Carl Froch à Nottingham en Angleterre.