NOUVELLES
07/07/2015 10:51 EDT | Actualisé 07/07/2016 01:12 EDT

Iran: les négociations sur le nucléaire pourraient échouer ou réussir, dit Kerry

VIENNE — Alors que le marathon de neuf jours se poursuit pour conclure un entente sur le nucléaire iranien, le secrétaire d'État américain John Kerry a constaté dimanche que les négociations pourraient tout aussi bien réussir qu'échouer à ce point-ci.

Bien que la représentante des Affaires étrangères de l'Union européenne, Frederica Mogherini, ait laissé entendre que les négociateurs étaient «très près» d'un accord, M. Kerry a indiqué qu'il restait encore un long chemin à parcourir.

John Kerry s'adressait aux journalistes à l'extérieur du palais de Viennes datant du 19e siècle qui a hébergé les négociations qui perdurent depuis des mois.

Six pays, surnommés le groupe «P5+1» participent aux négociations avec l'Iran — les États-Unis, le Royaume Uni, l'Allemagne, la France, la Russie et la Chine. Ils tentent d'en venir à une entente d'ici mardi pour forcer la République islamique à limiter sa production d'énergie nucléaire en échange d'une levée de leurs sanctions contre elle.

M. Kerry s'est entretenu plus de trois heures, dimanche, avec son homologue iranien, le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, alors que les représentants des autres pays se préparaient à revenir dans la capitale autrichienne plus tard en soirée.

Le chef de la diplomatie américaine a reconnu que de «réels progrès» avait été accomplis et que les négociateurs «n'avaient jamais été aussi proches» dans leurs positions.

«Si des choix difficiles sont faits dans les prochains jours, et faits rapidement, nous pourrions en venir à un accord cette semaine. Mais s'ils ne sont pas faits, nous n'y arriverons pas», a-t-il expliqué.

Les négociations semblaient cependant avoir avancé dernièrement. Samedi, des diplomates avaient laissé entendre qu'un accord se dessinait, même s'il restait plusieurs points litigieux.

Le ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier avait toutefois soulevé la possibilité que le «manque de courage et d'empressement» empêche la signature d'un accord.

M. Kerry a par ailleurs voulu rassurer les Américains qui s'inquièteraient d'une attitude trop conciliante des diplomates à l'égard des Iraniens.

«Nous voulons un bon accord. Seulement un bon accord. Et nous n'allons pas (négliger) quoi que ce soit en marge juste pour avoir un accord», a-t-il tranché.

L'échéance de mardi est la dernière qui avait été fixée pour conclure une entente finale. La date limite a été reportée trois fois par les négociateurs.

Bradley Klapper, The Associated Press