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07/07/2015 05:08 EDT | Actualisé 07/07/2015 05:08 EDT

Des hommes-araignées pour nettoyer le pont Laviolette à Trois-Rivières (VIDÉO)

Assurer l'entretien de l'une des structures routières les plus importantes au Canada est une tâche de haute voltige. Plusieurs techniciens cordistes s'affairent ces jours-ci, à nettoyer les piliers du pont Laviolette pour enlever les abrasifs qui s'accumulent.

Les hommes-araignées travaillent sous la chaussée du pont, à plus de 500 mètres au-dessus du fleuve Saint-Laurent.

Ils sont munis de cordes, de mousquetons et se déplacent grâce à un système de poulies.

L'étroitesse des piliers rend la tâche plus périlleuse pour les techniciens cordistes. Moins d'un demi-mètre sépare chacun des piliers.

Le ministère des Transports octroie un contrat de 200 000 dollars pour le nettoyage annuel.

Le pont Laviolette

Structure : le pont comporte une travée centrale suspendue avec des poutres triangulées en arc disposées sur 34 piliers

Longueur : 2702 mètres

Circulation : 35 000 véhicules circulent sur le pont chaque jour

Début des travaux de construction : 1964

Inauguration : 20 décembre 1967

Source : ministère des Transports du Québec

Des impacts sur la circulation

Une voie est fermée entre 9 h et 15 h tous les jours durant le nettoyage.

L'opération nettoyage est en cours depuis trois semaines et devrait prendre fin mercredi.

Le technicien cordiste Louis-Gabriel Boursier répond aux questions de la journaliste Maude Montembeault

En quoi consiste la tâche sur le pont ?

Il s'agit de nettoyer le pont pour enlever la terre et le calcium pour éviter la rouille. Quand tout est sécurisé, on installe nos cordes, on prend l'arrosoir et on nettoie tout.

Quel est l'équipement nécessaire ?

On a nos cordes et nos ancrages, d'ailleurs on a deux points en tout temps pour être en sécurité. Je peux ensuite traverser de corde en corde pour faire mon travail.

En gros, j'ai un « système de descente » et aussi un « système d'ascension », étant donné qu'il faut toujours remonter quand on descend ! Ça me permet de remonter sur la corde plus rapidement en ne poussant pas juste avec mes mains, mais aussi avec mes pieds.

C'est pesant ?

C'est à peu près 35 livres avec le harnais. C'est quand même assez pesant, mais on s'habitue.

Quelles sont les qualités d'un cordiste ?

C'est sûr qu'il ne faut pas avoir peur des hauteurs ! C'est assez strict aussi, il faut toujours s'assurer d'être en sécurité. Il faut faire les choses intelligemment parce que c'est quand même un travail dangereux.

Quelles sont les particularités de la structure du pont Laviolette ?

Il est quand même assez haut. C'est le fun travailler ici ! Les poutres sont moins larges. C'est toujours un défi supplémentaire de travailler sur une structure plus mince parce qu'on a moins d'espace pour travailler. Il faut toujours rester à l'affût.

Votre métier est assez méconnu ?

C'est un métier qui pourrait être encore plus développé au Québec. En Europe, au contraire, le métier est très développé.

Notre travail est beaucoup plus rapide. À la place de monter de l'échafaudage, nous [les cordistes], on fait juste descendre nos cordes. Un travail qui est très long en échafaudage peut nous prendre seulement une heure sur cordes. Ça pourrait davantage être développé dans le domaine de la construction.

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