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07/07/2015 06:05 EDT | Actualisé 07/07/2016 01:12 EDT

Des étudiants emprisonnés en Thaïlande bientôt libres

Un groupe d'étudiants emprisonnés depuis fin juin pour avoir manifesté contre la junte en Thaïlande devaient être remis en liberté, sur décision de justice mardi, dans l'attente de leur procès pour sédition, punissable de sept ans de prison.

L'annonce a été faite par la défense des étudiants, au sortir d'une audience devant le tribunal militaire de Bangkok, où la presse n'avait pas été autorisée, tenue à distance par un cordon de militaires.

"Les étudiants n'ont montré aucun signe de vouloir fuir" le pays, a expliqué l'avocat Krisadang Nutcharut, alors que plusieurs partisans des étudiants avaient bravé l'interdiction de rassemblement et brandissaient des portraits de leurs camarades en réclamant leur libération.

Ils devaient être remis en liberté mercredi matin, ont précisé les avocats.

L'Union européenne s'était émue de leur sort et le Haut-commissariat aux droits de l'Homme (OHCHR) avait appelé Bangkok à "abandonner les accusations" pesant sur les 14 jeunes manifestants.

"En application de la loi, ils doivent être punis", a commenté mardi le chef de la junte, le général Prayut Chan-O-Cha, tout en insistant sur l'indépendance de la justice.

Les 14 étudiants avaient été interpellés au lendemain d'une manifestation pacifiste pour demander la fin du régime devant le Monument de la Démocratie, haut lieu historique des manifestations en Thaïlande. Celles-ci sont interdites depuis plus d'un an, au nom du maintien de l'ordre, entre autres restrictions des libertés publiques.

Le gouvernement militaire, qui n'a toujours pas annoncé de dates pour des élections, exclut qu'ils passent devant la justice civile.

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