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07/07/2015 07:40 EDT | Actualisé 07/07/2016 05:12 EDT

Le ministre Joe Oliver juge qu'il est trop tôt pour parler de récession

Darryl Dyck/La Presse canadienne

VANCOUVER - Le ministre des Finances, Joe Oliver, croit qu'il est trop tôt pour dire que l'économie canadienne est tombée en récession.«Les chiffres ne sont pas encore sortis, a dit M. Oliver, mardi, à Vancouver. Lorsqu'ils seront sortis, nous verrons ce qu'ils nous disent.»

Les inquiétudes ont augmenté depuis que les données de Statistique Canada, dévoilées la semaine dernière, ont montré que l'économie s'était contractée en avril, pour un quatrième déclin mensuel consécutif. La prochaine mise à jour sur les données mensuelles du produit intérieur brut doit être livrée le 31 juillet.

Mais malgré la performance économique morose, M. Oliver a dit demeurer confiant de voir le gouvernement conclure le présent exercice fiscal avec un surplus de 1,4 milliard $, tel que promis dans le budget conservateur.

Selon le ministre Oliver, le pays est en bonne position pour combattre ses problèmes économiques, mais il se trouve dans un environnement fragile et est exposé à des facteurs externes comme le prix du pétrole et les difficultés en Europe.

Le fait que la croissance économique des États-Unis se soit interrompue au premier trimestre atténue aussi la confiance des entreprises canadiennes qui misent sur leur potentiel d'exportation, a souligné le ministre. Il a toutefois ajouté qu'un retour plus récent de la croissance aux États-Unis serait contagieux et stimulerait l'économie canadienne.

«S'ils voient l'économie américaine croître, je crois qu'ils y verront un signal positif pour recommencer à investir», a-t-il fait valoir.La Banque TD a estimé lundi que le Canada se trouvait vraisemblablement en récession pour la première moitié de l'année, et elle a prédit que la Banque du Canada abaisserait ses taux d'intérêt la semaine prochaine.

Dans un discours livré mardi dans le cadre du Forum sur le leadership économique Australie-Canada, à Vancouver, Joe Oliver a affirmé que le Canada devait maintenir le cap économique afin de ne pas imiter la Grèce.

Il s'est par ailleurs dit confiant de voir l'Europe se tirer d'affaires et trouver une issue à la crise de la dette en Grèce.Le porte-parole néo-démocrate en matière de finances, Nathan Cullen, a dit croire que le ralentissement était le résultat des actions du gouvernement conservateur.

«Leur obsession sur le pétrole et leur incapacité à diversifier l'économie canadienne a laissé le pays très vulnérable à tout ralentissement», a-t-il soutenu.

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