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06/07/2015 13:14 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Yémen: la coalition bombarde le QG du parti de l'ex-président Saleh

L'aviation de la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite a bombardé à Sanaa le QG du parti de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, allié de la rébellion chiite des Houthis, a annoncé lundi cette formation politique.

Dans le sud, 23 personnes ont péri lundi dans un raid aérien de la coalition qui a touché un marché d'une localité de la province de Lahj, a indiqué un responsable provincial. Le bilan ne pouvait pas être confirmé dans l'immédiat de source indépendante.

A Sanaa, l'attaque nocturne a fait "des morts" parmi les employés et les gardiens du bâtiment situé à Hadda, dans le sud de la capitale.

Elle a été menée alors que des dirigeants du Congrès populaire général (CPG) rencontraient dans un autre endroit de la ville l'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheidkh Ahmed, a indiqué la secrétaire adjointe adjointe du parti, Mme Faeqa al-Sayed.

"C'est une tentative de faire échouer les efforts de l'émissaire de l'ONU", arrivé dimanche à Sanaa pour tenter d'obtenir une trêve humanitaire et de relancer le processus de paix au Yémen, a ajouté Mme Sayed sur le site "almotmar.net", le journal en ligne du CPG.

Malgré la présence de l'émissaire onusien, qui s'était entretenu à Ryad avec le président en exil Abd Rabbo Mansour Hadi des perspectives d'une trêve, la coalition a poursuivi ses raids notamment sur des sites militaires tenus par la rébellion ainsi qu'à Amrane, plus au nord, et à Al-Mokha, ville portuaire, située au niveau du détroit de Bab al-Mandeb, à l'entrée de la mer Rouge, selon des témoins.

Le CPG, ex-parti au pouvoir au Yémen, s'est allié aux rebelles Houthis, qui ont lancé l'an dernier une offensive d'envergure depuis leur fief de Saada (nord). Elle leur a permis, avec l'aide des unités de l'armée restées fidèles à M. Saleh, de prendre Sanaa et de larges territoires dans le nord, l'ouest et le centre.

Dans leur progression dans le sud, ils ont poussé le président Hadi à fuir Aden, où il s'était réfugié, pour s'exiler en Arabie saoudite. Ryad a alors pris, le 26 mars, la tête d'une coalition qui a lancé une campagne de frappes aériennes pour empêcher les rebelles et leurs alliés de prendre le contrôle tout le pays.

A Aden, la grande ville du sud du Yémen, où des violents combats opposaient les combattants Houthis aux forces pro-gouvernementales, les rebelles ont tiré 12 roquettes sur un port tout proche d'une raffinerie de pétrole, provoquant des incendies, selon le porte-parole de la raffinerie, Nasser Chaïef.

Plusieurs attaques rebelles ont ciblé ce port et cette raffinerie provoquant dans les jours précédents plusieurs incendies.

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