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06/07/2015 16:35 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Wall Street limite les dégâts après le non des Grecs aux créanciers

Wall Street a légèrement baissé lundi, se montrant prudente au lendemain du rejet par les électeurs grecs des demandes des créanciers internationaux, mais déclinant nettement moins que ses homologues européennes: le Dow Jones a cédé 0,26% et le Nasdaq 0,34%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a perdu 46,53 points à 17.683,58 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 17,27 points à 4.991,94 points.

L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a abandonné 0,39%, soit 8,02 points, à 2.068,76 points.

Comme la plupart des marchés mondiaux, Wall Street a réagi par la négative à la victoire électorale du non en Grèce, à l'issue d'un référendum organisé dimanche sur les demandes de réformes des créanciers du pays, qui rend encore plus incertain l'avenir du pays dans la zone euro.

Toutefois, "c'est une réaction très mesurée et c'est un bon signe", a estimé Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management. "Cela montre que les marchés américains sont relativement protégés de la crise grecque."

Wall Street a nettement moins baissé que les Bourses de la zone euro, dont l'indice représentatif Eurostoxx 50 a perdu plus de 2%, et a même limité son déclin par rapport à la Bourse de Londres, qui a cédé 0,76%.

Pour le moment, à la veille d'un sommet européen, la Grèce ne doit sa survie financière qu'à une Banque centrale européenne (BCE), de plus en plus réticente, qui a certes maintenu lundi à leur niveau actuel les prêts d'urgence aux banques grecques, mais en durcissant les conditions.

"En prolongeant ses prêts d'urgence, la BCE a allégé la pression au sujet de la Grèce", a cependant estimé M. Skrainka.

"Soit le marché américain avait déjà assimilé la perspective d'une victoire du non, et même d'une sortie" de l'euro par Athènes, "soit l'on se dit que, quoi qu'il arrive en Grèce, cela n'aura pas d'effet négatif sur la croissance américaine", a renchéri Sam Stovall, de S&P's Capital IQ.

A ce titre, les investisseurs américains ont digéré un chiffre plutôt encourageant sur l'économie des Etats-Unis, où l'activité a légèrement accéléré dans les services en juin, même si les analystes s'attendaient à une statistique encore meilleure.

Par ailleurs, sur le plan international, Wall Street continue à surveiller la situation en Chine, dont les autorités ont annoncé au cours du week-end un solide arsenal de mesures pour enrayer la débâcle des marchés, qui ont chuté de 30% depuis trois semaines. Les Bourses de Shanghai et de Shenzen ont réagi de façon contrastée lundi, la première rebondissant de quelque 2,5% et la seconde baissant de près de 3%.

"On ne peut pas ignorer la Chine, mais on a mis le sujet en veilleuse", a nuancé M. Stovall.

Le marché obligataire montait nettement. Vers 20H15 GMT, le rendement des bons du Trésor à dix ans reculait à 2,292% contre 2,381% jeudi soir, dernier jour d'échanges la semaine passée aux Etats-Unis, et celui des bons à 30 ans à 3,089% contre 3,189% auparavant.

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