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06/07/2015 13:52 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Tour de France - 3e étape: "Purito" Rodriguez, tel le bon vin

L'Espagnol Joaquim Rodriguez, vainqueur au sommet du Mur de Huy lors de la troisième étape du Tour lundi, a réédité son exploit de la Flèche Wallonne 2012 quand il avait triomphé sur le même terrain, confirmant qu'à 36 ans il restait l'un des meilleurs puncheurs-grimpeurs du peloton.

"Purito" tient cette facilité à dompter les côte courtes et raides d'un physique de poids plume: 57 kilos pour 1,69 m.

La plupart de ses succès ont d'ailleurs été acquis dans des épreuves au relief accidenté. Flèche Wallonne, Tour de Lombardie (2012 et 2013) ainsi que plusieurs étapes, principalement de montagne, sur les grands Tours (huit à la Vuelta, deux au Tour et deux autres au Giro).

Longtemps, l'Espagnol a été considéré comme un Poulidor des temps modernes, abonné aux deuxièmes places, aux coups d'éclat sans suite. Avant d'émerger sur le tard.

Son talent est pourtant évident dès ses premières années pros au sein de la formation Once.

Lors d'un camp d'entraînement hivernal, le jeunot se joue de tous les cadors de l'équipe dans une ascension et fait mine, d'un geste de la main, de fumer le cigare une fois qu'il les a distancés. Pour lui faire payer son insolence et par la même occasion le bizuter, les leaders de la formation de Manolo Saiz l'obligent à en allumer un pour de vrai le soir venu. Sans se démonter, Rodriguez s'exécute et devient Purito. Un "petit cigare" explosif.

- L'ombre de Valverde -

Jusqu'en 2009, Rodriguez restera pourtant dans l'ombre de son compatriote Alejandro Valverde qu'il aidera, entre autres performances, à remporter la Vuelta en 2009.

Purito termine placé (7e) mais son statut d'équipier de luxe l'empêche, à 30 ans déjà, de prétendre à davantage.

L'Espagnol décide donc de s'éloigner de sa terre natale pour signer en 2010 en faveur de la formation russe Katusha qui lui offre un statut de leader. Qu'il ne tardera pas à assumer.

En 2010, 2012 et 2013, Rodriguez trône en tête des classements mondiaux.

Et à 36 ans, la puce de l'équipe Katusha a plus que de beaux restes. La preuve avec son ascension canon du Mur de Huy où il a devancé lundi ce qui se fait de mieux en matière de grimpeurs, les Froome, Nibali et autre Contador.

"Je ne suis pas usé, a-t-il dit, indiquant à ses adversaires que sa "condition est bonne, idéale pour faire un grand Tour".

bnl/bvo