NOUVELLES
06/07/2015 07:38 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Nucléaire: aux ministres de résoudre les dernières "questions difficiles" (Iran)

Les ministres des pays du groupe 5+1 et de l'Iran, réunis de nouveau lundi à Vienne, doivent résoudre les dernières "questions difficiles" pour permettre un accord sur le nucléaire cette semaine, a déclaré un responsable iranien.

"Il y a trois mois il y avait encore de nombreuses questions non résolues liées au nucléaire (...) ou à la levée des sanctions, mais aujourd'hui il n'en reste qu'un petit nombre qui doivent être abordées par les ministres", a déclaré cet officiel qui a requis l'anonymat, en les qualifiant de "questions difficiles".

"Nous avons fait nombre de concessions, nous avons fait preuve de flexibilité. Tout le monde en a fait autant. Sinon il n'y pas de négociations", a ajouté ce responsable, rappelant que le principe d'une négociation était le "donnant, donnant".

Les négociations, entamées il y a près de deux ans, sont destinées à garantir la nature pacifique du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions internationales qui frappent le pays.

Aux termes de l'accord recherché, Téhéran, qui a toujours assuré que son programme était de nature strictement civile, accepterait de limiter celui-ci et de le placer sous étroit contrôle international, en échange d'une levée des sanctions qui étranglent son économie depuis une décennie.

Interrogé sur la possibilité de continuer les négociations au-delà de la date butoir du 7 juillet, le responsable iranien a affirmé : "Si nous avons besoin de rester quelques jours de plus à Vienne, c'est beaucoup mieux que de rentrer à la maison pour revenir de nouveau".

Le responsable iranien a également souligné que le principe de "snapback" (mécanisme de rétablissement automatique des sanctions en cas de violation par l'Iran de ses engagement) "ne concerne pas seulement l'une des parties". "Toutes les parties, et non une seule d'entre elles, y a droit", a déclaré ce responsable. Aux yeux des Iraniens, Téhéran peut aussi reprendre son programme nucléaire si les grandes puissances ne respectent pas leurs propres engagements.

"Le problème n'est pas encore résolu" en de qui concerne le snapback, a-t-il souligné.

sgh/phs/at