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06/07/2015 01:50 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Mondial-2015: les fans japonais sonnés par la lourde défaite des "Nadeshiko"

"Je n'avais même pas eu le temps de commander une boisson, et le score était déjà de 4-0!", soupirait lundi matin dans un bar de Tokyo Masa Imai, d'humeur sombre après la défaite sans appel du Japon (5-2) en finale de la Coupe du Monde féminine.

"Les Américaines étaient trop fortes, face à elles les joueuses nippones avaient l'air de petites filles", tranchait l'étudiant.

"C'était brutal", renchérissait Madoka Kataoka, 27 ans. "Quel terrible début de semaine...", confiait-elle, dépitée comme des millions d'autres supporters qui ont visionné la rencontre dans l'archipel.

Au milieu de la cinquantaine de fans nippons, s'étaient glissés une poignée d'Américains. "C'était juste incroyable!", s'enflammait Katie Harding, une étudiante de 23 ans, qui réprimait difficilement sa joie.

A Vancouver, des Américaines déchaînées, emmenées par leur capitaine Carli Lloyd, auteure d'un triplé, ont balayé les Japonaises, qui les avaient privées du titre en 2011 en Allemagne en les battant aux tirs au but en finale.

Après un début de match apocalyptique, les "Nadeshiko" sauvaient cependant l'honneur grâce à un but inscrit par Yuki Ogimi... ensuite passé en boucle sur les chaînes de télévision japonaises, donnant l'impression d'une victoire nippone pour qui n'avait pas suivi la débâcle.

"Je suis fier d'elles", commentait l'ingénieur Shusaku Motoyama, 36 ans, alors que les joueuses s'apprêtaient à recevoir leur médaille d'argent. "Elles n'abandonnent jamais, l'équipe masculine pourrait prendre exemple sur elles".

"Le Japon a déjà gagné il y a quatre ans, il ne faut pas être trop gourmand", soulignait, à ses côtés, le graphiste Akira Yagi. "A l'époque, cette victoire avait donné de l'espoir à tellement de monde", rappelle-t-il en référence à un temps où le Japon était plongé dans les affres d'un tsunami dévastateur et de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

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