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06/07/2015 09:34 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Le pétrole en forte baisse à New York, inquiétudes ravivées par la Grèce

Les cours du pétrole ont ouvert en forte baisse lundi à New York, fragilisés par des inquiétudes sur le déséquilibre entre l'offre et la demande ravivées par le référendum grec et les négociations sur le nucléaire iranien.

Vers 13H20 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août lâchait 2,41 dollars à 54,52 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après un week-end de trois jours dû à la fête nationale américaine, et un recul jeudi de 3 cents à 56,93 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Le WTI retrouvait ainsi un niveau qu'on n'avait plus vu depuis la mi-avril.

"D'un côté, on a la Grèce qui crée un sentiment d'incertitude, et de l'autre côté les marchés chinois ont eu de mauvaises performances récemment, donc l'inquiétude est que (...) la demande d'énergie va pouvoir être plus basse qu'on ne l'avait anticipé", a expliqué Bart Melek, chez TD Securities.

Et du côté de la demande le tableau n'est guère plus encourageant, "avec l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) qui produit largement au-dessus des plafonds et la production américaine proche de ses records", a-t-il ajouté, sans compter que le marché escompte un accord à l'issue des négociations sensées s'achever mardi entre l'Iran et les grandes puissances sur son programme nucléaire.

"Il va y avoir plus de pétrole iranien (sur le marché) - ce n'est pas pour les six mois à venir qu'on s'inquiète, mais le marché regarde au-delà", a-t-il noté.

Or, "même si la demande était solide on aurait déjà du mal à absorber les surplus de production saoudienne et irakienne" constatés en juin par rapport à ce qui avait été anticipé, a ajouté M. Melek, tandis que les analystes de Commerzbank notaient que la production de l'Opep est au plus haut depuis trois ans.

"Le non sonore des Grecs à plus de mesures d'austérité et la nouvelle chute des marchés d'actions chinois entraînent une aversion au risque qui pèse sur les actifs à risque et par extension sur les investissements en brut", ajoutaient aussi ces analystes.

Parallèlement, "le dollar est fort comme un boeuf, et restera une destination attractive" pour les investisseurs dans la période d'incertitudes actuelles, soulignait Matt Smith chez ClipperData: "le dollar plus fort vient encore piétiner les prix du brut aujourd'hui". En effet, les échanges sont libellés en billets verts ce qui pénalise les acheteurs munis d'autres devises.

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