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06/07/2015 03:07 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Le financement européen des banques grecques ne doit pas être réduit, selon Paris

Le financement par la BCE des banques grecques ne doit pas être réduit, a estimé lundi matin le ministre français des Finances Michel Sapin, en jugeant qu'il revient au "gouvernement grec de faire des propositions" après la victoire du non au référendum.

Le niveau des liquidités fournies par la BCE aux banques grecques "ne peut pas être abaissé", a-t-il dit, tout en rappelant "l'indépendance" de la BCE qui doit décider de maintenir ou non les liquidités d'urgence (ELA) qu'elle octroie aux banques grecques au bord de l'asphyxie.

"Le vote lui-même ne règle rien", a-t-il dit à la radio Europe 1, lors de cette première réaction officielle française sur le référendum survenu dimanche. Ce qui permettra de savoir si la Grèce sort ou reste dans la zone euro "c'est la qualité des négociations qui vont s'ouvrir", a-t-il ajouté.

Le "fil du dialogue est très ténu", a-t-il souligné, estimant qu'il était tenu par la France, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

Aucune solution à la crise grecque ne pourra être trouvé sans dialogue "en vérité" entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, a-t-il jugé, avant une rencontre lundi soir à la présidence française entre les deux responsables.

Le ministre français a estimé que c'est la Grèce qui est plongée dans la difficulté et non l'Europe: "L'Europe est devant une difficulté mais elle n'est pas dans la difficulté", a insisté M. Sapin, ajoutant que "l'Europe a construit toute une série d'outils, l'Europe va montrer qu'elle est forte d'abord en se protégeant elle-même".

Les Grecs ont massivement dit non dimanche aux réformes et coupes budgétaires demandées par les créanciers d'Athènes (UE, FMI et BCE) en échange d'un nouveau renflouement.

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