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06/07/2015 08:14 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

La Russie exprime à Tsipras son "soutien au peuple grec" et espère un "compromis"

La Russie a exprimé lundi au Premier ministre grec Alexis Tsipras son soutien "au peuple grec" face aux "difficultés à surmonter", tout en espérant que la Grèce trouve un "compromis" avec ses créanciers européens, après la victoire du non au référendum crucial.

"Vladimir Poutine a exprimé son soutien au peuple grec face aux difficultés que le pays doit surmonter", a indiqué la présidence russe dans un communiqué, après une conversation téléphonique entre les deux dirigeants.

MM. Poutine et Tsipras ont également discuté "de plusieurs questions liées au développement de la coopération russo-grecque", selon le communiqué du Kremlin.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait auparavant indiqué espérer que la Grèce pourra trouver un "compromis" avec ses créanciers dont les propositions avaient été rejetées par plus de 60% des électeurs grecs au référendum de dimanche.

"Nous souhaitons à nos partenaires grecs de trouver le plus vite possible le compromis nécessaire avec leurs créanciers et de prendre les décisions qui vont contribuer de la meilleure manière à la stabilité économique et sociale du pays", a déclaré le porte-parole du Kremlin, cité par l'agence officielle TASS.

"Nous respectons naturellement la volonté exprimée lors du plébiscite" en Grèce, "pays avec lequel nous avons de longue date des relations très proches et un partenariat très étroit", a-t-il souligné.

M. Peskov a par ailleurs répété que la Grèce, dans une situation financière critique, n'avait jusqu'ici "demandé aucune aide" à la Russie.

Les Grecs ont massivement dit non lors du référendum de dimanche aux réformes et coupes budgétaires demandées par les créanciers d'Athènes (l'Union européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne) en échange d'un nouveau renflouement.

Athènes s'est rapproché de la Russie, où Alexis Tsipras s'est rendu à deux reprises au cours des dernières semaines.

Le 19 juin, à l'occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le Premier ministre grec avait notamment conclu un accord en vue de la construction d'un gazoduc russe de deux milliards d'euros en Grèce, vu d'un mauvais oeil par l'Union européenne.

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