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06/07/2015 08:00 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Grèce: le non "ne nous rapproche pas d'une solution" (Dijsselbloem)

Le chef de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a estimé lundi que la victoire du non au référendum en Grèce "ne rapproche pas (l'Europe) d'une solution" avec Athènes.

"Les résultats du référendum (...) ne nous rapprochent pas d'une solution", a dit aux journalistes M. Dijsselbloem, qui est également ministre néerlandais des Finances, avant une réunion avec son Premier ministre Mark Rutte.

"En fait, le rejet des propositions rend les choses plus difficiles", a-t-il ajouté, précisant qu'il se réunirait mardi à Bruxelles avec les autres ministres des Finances de l'Eurogroupe.

Les discussions porteront, outre le non au référendum, sur un nouveau plan d'aide demandé par Athènes.

"Nous allons voir, pas à pas, si nous pouvons encore sauver le processus", a déclaré M. Dijsselbloem.

Lors d'un référendum organisé dimanche, les Grecs ont massivement dit non aux réformes et coupes budgétaires demandées par les créanciers d'Athènes en échange d'un nouveau renflouement.

Lundi, le Premier ministre grec Alexis Tsipras, premier chef d'un gouvernement de gauche radicale en Europe, a pris la décision de sacrifier son ministre des Finances Yanis Varoufakis, qu'il avait jusqu'ici soutenu contre les critiques de ses partenaires européens.

La décision a été vue comme un geste d'Athènes à l'égard de ses créditeurs, avant un sommet franco-allemand à Paris, crucial pour l'avenir de la Grèce dans l'Europe.

Interrogé au sujet du départ de M. Varoufakis, avec lequel les relations étaient réputées tendues, le ministre néerlandais a dit : "je n'ai pas de problème avec les personnes, c'est une question de ton et de contenu".

"Sur la période à venir, nous allons explorer en vue de trouver des ouvertures", a conclu M. Dijsselbloem : "c'est ce sur quoi nous devons nous concentrer".

ndy/at