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06/07/2015 14:22 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Grèce: Hollande et Merkel laissent "la porte ouverte aux discussions" mais réclament à Tsipras des "propositions sérieuses"

Le couple franco-allemand a laissé lundi soir la "porte ouverte aux discussions" avec Athènes, après le non au référendum grec, mais appelé avec fermeté le Premier ministre Alexis Tsipras à faire des "propositions sérieuses" pour trouver une issue à la crise.

"La porte est ouverte aux discussions (...) Il revient au gouvernement d'Alexis Tsipras de faire des propositions sérieuses et crédibles", a déclaré le président français François Hollande à la presse à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Il y a urgence pour la Grèce, urgence pour l'Europe, c'est une question aussi de visibilité, de crédibilité et même de dignité", a insisté M. Hollande.

"La porte reste ouverte aux discussions", a renchéri Mme Merkel, tout en réaffirmant que "les conditions préalables pour entrer dans de nouvelles négociations" sur un nouveau programme d'aide à la Grèce "ne sont pas encore réunies".

"Nous attendons maintenant des propositions tout à fait précises du Premier ministre grec (...) Il est urgent d'avoir ce type de propositions pour que nous puissions trouver une sortie à la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui", a insisté la chancelière.

Angela Merkel a également souligné qu'il fallait également compter au lendemain du référendum grec sur "la réaction des 18 autres pays" de la zone euro, car "ça aussi, c'est la démocratie".

"Nous avons une souveraineté partagée (...) Donc, tout le monde doit être responsable et faire preuve de solidarité", a-t-elle dit.

Le président français et la chancelière allemande étaient réunis lundi pour tenter d'harmoniser la position de leurs pays, qui sont les deux principales économies de la zone euro, avant un sommet convoqué en urgence sur la Grèce rassemblant mardi à Bruxelles l'ensemble des dirigeants de la zone.

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