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06/07/2015 06:58 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Crise grecque: risques de contagion limités, juge la fédération bancaire allemande

Les risques d'une contagion de la crise grecque à d'autres pays de la zone euro sont limités, a jugé lundi la fédération allemande des banques privées (Bdb), au lendemain du non grec au référendum sur les exigences des créanciers d'Athènes.

"En dépit du résultat du référendum, nous n'envisageons pas de danger accru de contagion pour les autres pays de l'euro", a réagi dans un communiqué le directeur de la fédération Michael Kemmer.

Selon lui, les nouvelles structures institutionnelles mises en oeuvre ces dernières années en Europe "agissent comme des pare-feux, comme par exemple le mécanisme européen de stabilité. La BCE pourrait également agir, si l'union monétaire venait à être menacée de manière systémique".

En conséquence, "les suites immédiates d'un accident de paiement grec pour le secteur bancaire des autres pays de l'euro devraient être gérables", a-t-il ajouté.

Les banques allemandes, il fut un temps très exposées au risque grec, n'ont plus que des engagements "très réduits" dans le pays, précise la fédération.

Les propos de M. Kemmer étaient en ligne avec des commentaires récents de certains responsables politiques européens, surtout allemands, qui estiment qu'un scénario de "Grexit", terme désignant une sortie de la Grèce de la zone euro, ne présente qu'un risque limité pour le bloc monétaire. D'autres sont nettement plus inquiets sur un événement qui constituerait une première, et dont les conséquences sont difficilement appréciables.

Appelés dimanche aux urnes par leur gouvernement, les Grecs ont massivement dit non aux réformes et coupes budgétaires demandées par les créanciers d'Athènes en échange d'un nouveau renflouement, ouvrant la voie à une tel scénario.

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