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06/07/2015 07:15 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

« C'est maintenant le temps pour un compromis », dit le ministre grec des Réformes

Au lendemain de la victoire du non au référendum grec, le gouvernement garde espoir de reprendre les négociations avec l'Union européenne (UE) pour éviter la faillite du pays et sa sortie de la zone euro.

« La démocratie est le fondement principal de l'UE et quand un peuple parle il faut l'écouter », soutient le ministre chargé des réformes administratives Georges Katrougalos, en entrevue avec notre envoyé spécial en Grèce Jean-François Bélanger. « Ce que nous voulons depuis le début est un compromis. Je crois que maintenant on pourra négocier afin d'en arriver à un accord mutuellement bénéfique pour les deux côtés. »

Surpris du résultat

Le ministre affirme avoir été surpris par la force du non, qui a récolté plus de 61 % lors du référendum, même s'il était convaincu que les Grecs rejetteraient le plan de sauvetage des créanciers.

Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) doit se prononcer cet après-midi sur la fourniture de liquidités d'urgence aux banques grecques.

En raison de ce gel de liquidités, un contrôle des capitaux est en place depuis une semaine en Grèce et les retraits bancaires sont limités à 60 euros par jour.

Problème de liquidité, pas de solvabilité, selon 

Pour M. Katrougalos, il s'agit d'une première étape indispensable. L'injection de liquidités devrait permettre le début de la normalisation puisque, selon lui, les banques grecques n'ont pas de problème de solvabilité, seulement de manque de liquidités.

M. Katrougalos soutient que ce que souhaite le gouvernement grec c'est une restructuration technique de la dette afin de soulager l'économie de son pays. Cela pourrait se faire notamment en transférant le prêt grec de la Banque centrale au Mécanisme européen de stabilité (MES).