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05/07/2015 20:39 EDT | Actualisé 05/07/2016 01:12 EDT

Bourse Tokyo: le Nikkei chute de 1,65% à l'ouverture, après la victoire du non en Grèce

La Bourse de Tokyo a ouvert en forte baisse lundi, après la nette victoire du non dimanche au référendum en Grèce, résultat qui ouvre une période d'incertitudes pour la zone euro.

A la première minute des échanges, l'indice Nikkei des 225 valeurs vedettes cédait 1,65% (-339,64 points) à 20.200,15 points.

L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau perdait pour sa part 1,53% (-25,30 points) à 1.626,79 points.

Au moment de l'ouverture à Tokyo (00h00 GMT), le yen, considéré comme une valeur refuge, remontait face au dollar qui oscillait autour de 122,50 yens, plus bas que vendredi à la clôture. De même, l'euro reculait à 134,90 yens.

Ce regain de la devise nippone - défavorable aux affaires des groupes exportateurs - pesait sur la Bourse tokyoïte, une des premières places mondiales à réagir au rejet massif par les Grecs des propositions des créanciers du pays.

Le non l'a emporté avec 61,31%, selon les résultats définitifs officiels.

Les investisseurs adoptaient une attitude attentiste, selon Toshihiko Matsuno, analyste de la maison de courtage SMBC Friend Securities, joint par l'AFP. "Ils veulent voir comment vont réagir les marchés d'obligations européens", a-t-il estimé.

Par ailleurs, "la porte des négociations n'est pas encore fermée", a-t-il souligné.

Le choc avait finalement été plus grand le week-end dernier, quand le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait créé la surprise en annonçant ce référendum après l'échec des discussions entre Athènes et ses créanciers sur de nouvelles mesures d'austérité.

L'indice Nikkei avait alors plongé de 2,9%, il y a tout juste une semaine.

De leur côté, les autorités japonaises ont assuré de leur vigilance lundi matin. "Bien que les liens économiques et financiers directs entre le Japon et la Grèce soient limités, le gouvernement et la Banque du Japon se tiennent prêts à gérer les développements possibles en Grèce" et "surveillent attentivement" l'évolution des marchés, a déclaré le ministre des Finances Taro Aso dans un communiqué.

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