NOUVELLES
06/07/2015 06:30 EDT | Actualisé 06/07/2016 01:12 EDT

Après le non grec, l'euro résiste, les marchés gardent espoir

Les marchés internationaux et l'euro ont bien résisté, lundi, au rejet par référendum du plan d'aide proposé à la Grèce par ses créanciers et partenaires européens.

La monnaie européenne a perdu 0,6% pour s'établir à 1,1051 $US.

Si les bourses nord-américaines, européennes et asiatiques ont toutes connu des reculs, la réaction des marchés a été beaucoup plus modérée que ce qu'avaient prévu les analystes.

Les investisseurs internationaux attendent visiblement l'issue du sommet d'urgence des pays de la zone euro, mardi.

L'annonce de la démission du ministre des Finances, Yanis Varoufakis, à la demande du premier ministre Alexis Tsipras, semble avoir limité les pertes en ouvrant peut-être la voie à une entente entre Athènes et ses créanciers, qui préviendrait ainsi une sortie de la Grèce de la zone euro.

À Wall Street, selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a perdu 46,53 points à 17 683,58 points (0,26 %), et le NASDAQ, à dominante technologique, 17,27 points à 4991,94 points (0,34 %).

L'indice élargi Standard & Poor's 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a abandonné 0,39 %, soit 8,02 points, à 2068,76 points.

Les cours du pétrole ont en outre dégringolé de près de 8 % sur le marché de New York, pour atteindre 52,53 $. La baisse des cours serait notamment attribuable à l'impact de la victoire du non au référendum grec sur les demandes des créanciers du pays.

La bourse new-yorkaise a eu « une réaction très mesurée et c'est un bon signe », a estimé Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management. « Cela montre que les marchés américains sont relativement protégés de la crise grecque. »

À Toronto, le TSX à Toronto a fléchi de 0,60 %, perdant 88,82 points pour s'établir à 14 593,57.

Les marchés européens un peu plus nerveux

Les bourses européennes ont connu des baisses plus marquées. L'indice allemand DAX a chuté de 167,76 à 10 890,63 (1,5 %); en France, le CAC-40 a dégringolé de 2,01 %, perdant 96,68 points pour s'établir à 4711,54 et le FTSE britannique a subi une chute de 0,76 % (de 50,1 points à 6535,68).

À la fermeture, l'indice japonais Nikkei 225 et le Kospi sud-coréen ont chacun perdu plus de 2 %, tandis que le Hang Seng de Hong Kong a connu une baisse de 3,2 %.

Toutefois, en Chine, le Shanghai Composite a fini en hausse de 2,4 %.

La réaction prudente des marchés peut notamment s'expliquer par la décision de la Banque centrale européenne, l'une des institutions créancières d'Athènes, qui s'est employée à limiter les dégâts, malgré ses réticences. Elle a maintenu à leur niveau actuel les prêts d'urgence aux banques grecques, mais en durcissant les conditions.