NOUVELLES
01/07/2015 11:53 EDT | Actualisé 01/07/2015 11:53 EDT

1er juillet: le FRAPRU s'oppose aux dépôts ciblant les nouveaux locataires

PC

MONTRÉAL _ Le Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, promet une lutte féroce contre les propriétaires résidentiels qui veulent exiger des nouveaux locataires un dépôt en guise de compensation en cas de loyers impayés ou de dommages matériels lorsqu'ils quittent leur logement.

Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, croit qu'une telle mesure pénaliserait beaucoup de gens. En entrevue à La Presse Canadienne, il a affirmé que "tout près d'un locataire sur dix au Québec consacre environ 80 pour cent de son revenu pour se loger".

Selon lui, le fait d'ajouter un dépôt garantie à leur fardeau est inacceptable, d'autant plus que cette somme ne sera prise en compte que lorsque le locataire quittera son logement, ce qui peut aussi bien se faire dans un an que dans 20 ans selon les situations.

En ce 1er juillet, journée traditionnelle des déménagements au Québec, une pétition sur le site web de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) a déjà recueilli 11 292 signatures réclamant au gouvernement du Québec qu'il modifie la loi pour permettre aux propriétaires d'exiger, lors de la signature du bail, un dépôt servant à rembourser un loyer impayé ou tout autre dommage.

Selon la CORPIQ, ses 25 000 membres pressent le ministre Pierre Moreau, responsable de la Régie du logement, d'entamer le débat et d'éventuellement leur permettre d'aller de l'avant.

Du côté de l'Association des Propriétaires du Québec (APQ), qui compte 13 000 membres, on profite de la journée du 1er juillet pour offrir des conseils aux propriétaires sur leurs droits, notamment lorsque certains locataires décident de ne pas payer leur dernier mois de loyer. Devant un tel scénario, un dossier à la Régie du logement pour non-paiement de loyer peut être ouvert, rappelle l'APQ.

Par contre, l'APQ souligne qu'il faut s'en tenir au cadre juridique avant qu'un propriétaire ne s'embarque dans la résiliation d'un bail.

Quant à la recherche de logements comme tel, le FRAPRU estime que cette recherche demeure compliquée pour plusieurs ménages en raison du prix élevé des loyers et de la rareté de grands logements pour les familles dans les grands centres urbains comme Québec, Montréal et Laval.

Galerie photo Front d'action populaire en réaménagement urbain Voyez les images