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28/06/2015 09:15 EDT | Actualisé 28/06/2016 01:12 EDT

Varoufakis va travailler avec la BCE pour "minimiser le fardeau imposé à la Grèce"

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a déclaré à la BBC qu'il étudiera dimanche avec la Banque centrale européenne ce qui pourra être mis en oeuvre pour "minimiser le fardeau imposé" à la Grèce.

Le ministre, s'exprimant peu avant une réunion du conseil hellénique de stabilité systémique, a refusé de répondre explicitement à la question si les banques grecques allaient ouvrir lundi et si un contrôle des capitaux était devenu inévitable.

"C'est quelque chose que nous devons étudier avec les autorités compétentes ici en Grèce et à Francfort (...) Permettez-moi, en tant que ministre des Finances, de voir avec les Banques centrales grecque et européenne ce qui peut être mis en oeuvre pour minimiser le fardeau imposé à notre peuple par le refus par l'Europe de nos droits démocratiques les plus basiques", a-t-il souligné.

Évoquant des "heures sombres pour l'Europe", il a estimé qu'une union monétaire "qui ne peut garantir le bon fonctionnement des banques, surtout sous prétexte que le peuple grec a eu l'audace de réclamer son mot à dire sur son propre avenir, constitue un déni fondamental du principe même d'une union monétaire, en particulier entre Etats démocratiques".

"A la fois en tant qu'homme politique et en tant que citoyen européen, je trouve choquant le simple fait d'avoir de telles discussions dans le contexte d'une union monétaire", a-t-il insisté.

Les ministres des Finances de la zone euro ont refusé de prolonger d'une semaine le programme d'aide en cours, qui expire mardi 30 juin. Le gouvernement grec veut organiser le 5 juillet un référendum sur la proposition de ses créanciers (BCE, FMI et Commission européenne), proposition qui impose des réformes et des coupes budgétaires en échange d'un renflouement, et recommande de voter "non".

Après l'échec de leurs négociations des dernières semaines, la Grèce, qui semble condamnée au défaut de paiement, et ses partenaires doivent d'urgence ériger des digues pour éviter la fuite des capitaux de ce pays et toute contagion aux autres Etats européens.

L'annonce surprise du référendum à Athènes dans la nuit de vendredi à samedi a conduit nombre de Grecs aux distributeurs automatiques des banques, déjà vidées depuis décembre de 20% de l'épargne qu'elles abritaient.

Pour protéger les banques, les économistes imaginent leur fermeture pure et simple un, voire plusieurs jours, ainsi que le vote d'urgence d'une loi de contrôle des mouvements de capitaux.

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