NOUVELLES
28/06/2015 14:51 EDT | Actualisé 28/06/2016 01:12 EDT

Obama et Merkel jugent "important" que la Grèce mène des réfomes "dans la zone euro" (Maison Blanche)

Le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont jugé dimanche "très important" que la Grèce revienne sur un chemin de réformes et de croissance "au sein de la zone euro", a rapporté dimanche la Maison Blanche.

Dans un échange téléphonique au sujet de la crise grecque, les deux dirigeants "ont convenu qu'il était très important de prendre toutes les mesures pour revenir sur un chemin qui permette à la Grèce de mener à nouveau des réformes et de revenir à la croissance au sein de la zone euro", indique l'exécutif américain dans un communiqué.

M. Obama et Mme Merkel ont indiqué que leurs conseillers suivaient attentivement la crise grecque.

La Grèce se dirigeait tout droit vers le scénario catastrophe d'une possible sortie de l'euro, après son annonce fracassante vendredi soir d'un référendum sur les exigences de ses créanciers qui, excédés, ont fini par fermer la porte des négociations samedi.

En l'attente de ce référendum, le secrétaire américain au Trésor Jack Lew a, de son côté, appelé "toutes les parties" à continuer à travailler pour trouver une solution, notamment en discutant d'un "possible allègement de dette" en faveur des Grecs, selon un communiqué publié dimanche.

Athènes réclame de ses créanciers un geste pour faire retomber la dette du pays, qui approche les 180% de son produit intérieur brut (PIB). Mais les Européens ont pour l'instant refusé de s'engager publiquement dans cette voie.

"C'est dans les meilleurs intérêts de la Grèce, de l'Europe et de l'économie mondiale (...) de trouver une solution durable" à la crise, a poursuivi le secrétaire au Trésor dans le communiqué, ajoutant qu'Athènes devrait de son côté accepter des "mesures difficiles".

Le secrétaire au Trésor a également pointé "l'importance" de prendre les "mesures nécessaires" pour "maintenir la stabilité financière" d'ici au référendum de la semaine prochaine.

La Banque centrale européenne a donné un peu de répit à la Grèce dimanche en maintenant "le plafond de fourniture de liquidités d'urgence aux banques grecques au niveau décidé vendredi".

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a par la suite annoncé une fermeture temporaire des banques et confirmé la mise en place d'un contrôle des capitaux.

jt/are