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28/06/2015 10:03 EDT | Actualisé 28/06/2016 01:12 EDT

Novak Djokovic à la défense de son titre

Novak Djokovic doit rebondir à Wimbledon, après sa finale perdue à Roland-Garros, mais il devra compter avec la présence menaçante de Roger Federer, toujours vert sur gazon, ou celle du ressuscité Andy Murray, le chouchou écossais.

Sur la route d'un 3e sacre à Londres, après ceux de 2011 et 2014, et d'un 2e titre de Grand Chelem cette année, après l'Australie, le Serbe, le numéro un mondial, devrait normalement arriver en pleine confiance.

Il lui faudra d'abord négocier un départ compliqué contre Philip Kohlschreiber, puis Lleyton Hewitt qui ne lui permettra aucun répit. Il faudra surtout que Djokovic ait digéré sa 3e défaite de l'année, en finale de Roland-Garros.

Depuis, il est resté discret. Mais le tirage pourrait lui offrir une possibilité de revanche en demi-finale contre Stan Wawrinka, le 4e mondial, son tortionnaire parisien.

A 30 ans, « l'autre Suisse » peut espérer être le 5e homme à faire le doublé terre-gazon. S'il a surpris lors de ses deux titres en Grand Chelem, en Australie et porte d'Auteuil, l'herbe n'est pas sa surface de prédilection et il n'a jamais été au delà des quarts de finale.

Avec Roger Federer, Andy Murray et Rafael Nadal dans les mêmes eaux, la partie basse de ce 129e tournoi à Wimbledon semble beaucoup plus dense.

A bientôt 34 ans, Federer peut devenir le plus vieux vainqueur du tournoi, s'il améliore le record de sept victoires qu'il partage depuis 2012 avec Pete Sampras.

« Je suis très satisfait de mon niveau actuel. Je bouge bien, c'est naturel sur gazon. C'est une force que je dois utiliser car ce sport est devenu un jeu de mouvement », a avoué l'Helvète.

Toujours vert sur gazon, une surface sur laquelle il vient encore de briller, à Halle, le finaliste 2014 bénéficie d'un tableau favorable pour s'offrir un 18e Grand Chelem. Il doit également ménager son corps. Mais la semaine supplémentaire de préparation cette année semble taillée pour lui.

« Avoir une semaine de plus, ça change énormément. Ca permet de récupérer après Roland, de se préparer pour Halle et d'arriver ici pas vraiment cassé », résume-t-il encore.

Pour sa part, Andy Murray, titulaire en 2013, est remonté à la 3e place mondiale et semble redevenu un client sérieux, après avoir connu une année 2014 catastrophique.

A 28 ans, l'élève d'Amélie Mauresmo n'a concédé qu'une défaite, contre Djokovic à Paris, depuis son mariage en avril et il a toujours atteint au moins les quarts à Wimbledon depuis 2008.

« J'adore jouer sous pression. Je travaille dur pour ça, a déclaré l'icône écossaise. Les neuf premiers mois de 2014 ont été très compliqués et j'ai réalisé que je n'aurais peut-être plus la chance de jouer au haut niveau. Là, je connais un bon début de saison et j'espère que cela va durer ».

S'il repousse en huitième de finale Jo-Wilfried Tsonga, à condition que le Français (12e au classement ATP) se soit hissé jusque-là, il pourrait se jauger face à Rafael Nadal pour une place en demi-finale.

Depuis son élimination en quart à Roland-Garros, l'Espagnol de 29 ans est toutefois dans l'inconnu. Son rebond à Stuttgart (titre) a ensuite été balayé par une élimination au 1er tour du Queens.

Tombé à la 10e place, le Majorquin a encore un parcours compliqué, mais cela fait aussi de lui l'épouvantail à éviter pour les autres.

« Je suis juste content d'être là et enfin en bonne santé, a commenté Nadal. En plus, je viens de gagner sur gazon, après cinq ans, donc c'est spécial ».

Le Canadien Milos Raonic, le Japonais Kei Nishikori et le Bulgare Grigor Dimitrov, révélations de 2014, ou les habituels seconds couteaux Tomas Berdych et Marin Cilic, semblent eux encore un peu juste pour troubler l'ordre établi.

« Cette année, ce sont encore les 10 meilleurs qui décideront de l'issue du tournoi et je suis content d'en être », est ainsi convaincu Federer.