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28/06/2015 00:10 EDT | Actualisé 27/06/2016 01:12 EDT

Jérémy Roy du Phoenix a vite retrouvé le sourire grâce aux Sharks

SUNRISE, États-Unis - Inconsolable la veille en rentrant à l'hôtel sans chandail d'une équipe de la LNH sur le dos, Jérémy Roy a tôt fait de retrouver le sourire, samedi matin.Le défenseur du Phoenix de Sherbrooke a été le tout premier espoir appelé de la deuxième ronde par les Sharks de San Jose.«La soirée de vendredi a été un peu difficile, a-t-il admis du bout des lèvres. Ce n'est pas que je nourrissais de grandes ambitions d'être repêché en première ronde, mais j'y pensais. C'était un rêve de garçon de monter sur la tribune et enfiler le chandail d'une équipe.«Je me suis donné le droit d'être triste jusqu'à minuit. Après ça, c'était une nouvelle journée qui commençait.»Affublé de l'étiquette de choix de premier tour depuis même la saison dernière, le défenseur à caractère offensif a vu son cheminement être parsemé de blessures et de suspensions cette saison.«D'être repêché par les Sharks, c'est aussi beau que d'avoir été réclamé en première ronde, s'est-il convaincu. Je suis le premier de la deuxième ronde, le 31e au total. Ce n'est pas comme si j'étais loin de la première ronde.»Les Sharks ont même transigé avec l'Avalanche du Colorado afin de le réclamer, ce qui a gonflé son sentiment de fierté.«C'est le 'fun' qu'une équipe s'avance pour te repêcher, ça veut dire qu'elle te veut vraiment.»Sprong nieUn autre espoir de la LHJMQ qui a reculé par rapport à son rang de sélection attendu a été le talentueux attaquant Daniel Sprong des Islanders de Charlottetown. Le Montréalais d'adoption, natif d'Amsterdam, aux Pays-Bas, a dû patienter jusque vers le milieu de la deuxième ronde avant que les Penguins de Pittsburgh le choisissent.Dans son cas, des observateurs soutiennent que des problèmes d'attitude sont l'explication aux valses-hésitations de plusieurs équipes.«Je n'ai pas de problèmes d'attitude avec mes coéquipiers et mes entraîneurs, a réagi Sprong, quand on lui a directement posé la question. C'est une mauvaise perception qu'on a de moi. Peut-être m'a-t-on déjà vu avoir une discussion animée avec un coéquipier dans le feu de l'action et qu'on a sauté aux conclusions. Mais ce n'est pas le cas. Je suis un joueur très déterminé qui s'entend bien avec ses coéquipiers.»Sprong, 20e espoir répertorié en Amérique du Nord, a connu une saison de 88 points, 39 buts, en 68 matchs cette saison. Il a ajouté 11 points en 10 matchs en séries éliminatoires.Gagné, comme PerryLe deuxième Québécois sélectionné samedi, au 36e rang, l'attaquant Gabriel Gagné, était rayonnant en arborant sa casquette et son chandail des Sénateurs d'Ottawa.«Je ne m'en faisais pas trop quant à l'identité de l'équipe, mais de me retrouver à Ottawa, à moins de deux heures de route de chez nous, et dans une bonne équipe, je suis vraiment content. Je suis aussi très content d'être le 36e joueur réclamé.»Gagné, un imposant attaquant des Tigres de Victoriaville qui a réussi 35 buts et totalisé 59 points en 67 matchs, a mis la barre haute en affirmant vouloir s'établir comme un joueur de la trempe de Corey Perry des Ducks d'Anaheim.«J'aspire à jouer comme lui, un grand bonhomme qui est bon avec la rondelle autour du filet.»Quand on lui a fait remarquer que c'est sans doute également le souhait des Sénateurs, le Lavallois a répondu en souriant qu'il en était convaincu.Le grand défenseur Nicolas Meloche, du Drakkar de Baie-Comeau, était comblé d'avoir été la 40e sélection au total, mais il était surtout heureux d'aboutir chez l'Avalanche du Colorado.«C'est incroyable de faire partie d'une organisation qui a des dirigeants de la trempe de Joe Sakic et de Patrick Roy, deux anciens joueurs qui ont leur place au Temple de la renommée, a-t-il mentionné. Je ne me rappelle pas de les avoir vus jouer, mais mon père et mes grands-parents m'ont raconté beaucoup d'histoires à leur sujet. Mon père m'a dit que le Canadien avait fait une erreur en échangeant Patrick en 1995 et il m'a parlé de la coupe Stanley qu'il a gagnée à lui-seul en 1993.»Meloche, natif de LaSalle, a dit qu'il tente de modeler son jeu à celui de Brent Seabrook, des Blackhawks de Chicago.