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28/06/2015 19:54 EDT | Actualisé 28/06/2016 01:12 EDT

Grèce: pas de limitation des retraits bancaires pour les touristes étrangers

Les touristes séjournant en Grèce, et toute personne possédant une carte de crédit émise dans un pays étranger, ne seront pas concernés par les mesures de limitation des retraits bancaires aux distributeurs automatiques décidées par le gouvernement grec, a indiqué ce dernier dans la nuit de dimanche à lundi.

"Tous ceux visitant ou sur le point de visiter la Grèce" sont informés que les mesures de contrôle des capitaux annoncées quelques heures plus tôt "ne s'appliquent pas à ceux qui souhaitent faire des transactions et des retraits avec une carte de crédit émise dans leur pays d'origine", assure un communiqué du gouvernement destiné à rassurer, au plus fort de la saison, les touristes visitant la Grèce qui constituent un moteur vital de l'économie du pays.

En début de soirée dimanche, le Premier ministre Alexis Tsipras a annoncé la fermeture provisoire des banques et l'instauration d'un contrôle des capitaux mais des précisions officielles restaient attendues sur la durée de cette fermeture et l'imposition d'une limite journalière aux retraits bancaires via les distributeurs automatiques des établissements.

Les médias grecs tablaient sur une limite quotidienne de retrait à 60 euros par personne, une fermeture des distributeurs lundi avant une reprise mardi des transactions, tandis que les portes des établissements bancaires devraient rester closes jusqu'à la semaine suivant le référendum prévu le 5 juillet.

Plusieurs pays européens, au premier rang desquels l'Allemagne et la Grande-Bretagne, ont conseillé dimanche à leurs ressortissants en partance pour la Grèce d'emporter suffisamment d'argent liquide pour faire face à des imprévus. De nombreux distributeurs étaient à sec dimanche en Grèce après que les Grecs ont fait la queue devant les machines pour y retirer de l'argent.

Les mesures radicales de contrôle des capitaux ont été décidées afin de protéger le système bancaire du risque d'une panique générale face à la perspective d'un possible défaut de paiement de la Grèce et l'incertitude née de l'organisation d'un référendum sur les négociations avec les créanciers du pays.

smk/jr