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28/06/2015 12:18 EDT | Actualisé 28/06/2016 01:12 EDT

Grèce: la Commission européenne publie les propositions de réformes soumises au vote des Grecs

La Commission européenne a rendu publiques dimanche des propositions de réformes des créanciers, déjà rejetées par le gouvernement grec de gauche radicale mais qui seront soumises le 5 juillet au vote des Grecs lors d'un référendum.

"Dans un souci de transparence et afin d'en informer le peuple grec, la Commission européenne publie les dernières propositions arrêtées par les trois institutions (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international)", explique la Commission dans un communiqué.

Le texte, écrit en anglais et en grec, ne fait aucune référence au référendum que le Premier ministre grec Alexis Tsipras a convoqué pour dimanche prochain mais détaille les réformes réclamées à Athènes en échange d'une aide financière.

Depuis des mois, les discussions de la Grèce avec ses créanciers bloquent en particulier sur la réforme des retraites et celle de la TVA.

Les Grecs devront dire "oui" ou "non" aux mesures soumises vendredi au gouvernement d'Alexis Tsipras par les créanciers lors d'un des derniers cycles des négociations qui durent depuis la fin février.

Mais au cours de la semaine qui vient, le pays à court d'argent est exposé au risque de secousses financières en série: le 30 juin, il risque de ne pouvoir rembourser le FMI d'un prêt de 1,5 milliard d'euros et le même jour prendra fin le plan d'assistance financière dont bénéficie Athènes depuis 2012.

Considérant que la Grèce a rompu les négociations en cours, les pays de l'eurozone ont en effet refusé samedi de prolonger ce plan le temps du référendum, comme le demandait le gouvernement grec.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker doit donner une conférence de presse lundi à 10H45 GMT, a annoncé un porte-parole de la Commission dans un tweet.

Dans son communiqué, la Commission explique que les négociations se poursuivaient jusqu'au moment où Athènes a mis fin aux discussions de manière unilatérale vendredi soir, en convoquant le référendum.

Cet argument avait été répété samedi par les ministres des Finances de la zone euro réunis à Bruxelles, pour justifier l'arrêt du programme d'aide financière à la Grèce.

Les propositions des créanciers reprennent différentes réformes déjà refusées par Alexis Tsipras, qui s'est dit persuadé, dans un discours samedi soir devant le Parlement, que, lors du référendum, "le peuple grec dira un grand non à l'ultimatum" des créanciers.

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