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28/06/2015 05:31 EDT | Actualisé 28/06/2016 01:12 EDT

Copa America - Chili: Sanchez, "l'enfant merveille", déçoit

Attendu par tout le Chili, Alexis Sanchez n'a pour l'instant montré que quelques bribes de son talent à la Copa America, mais la demi-finale contre le Pérou lundi soir sonnera peut-être le réveil de "l'enfant merveille", usé par sa longue saison à Arsenal.

"Les jambes ne suivent pas, je ne suis pas en forme". Alexis Sanchez, 26 ans, l'a reconnu après la difficile et polémique qualification contre le tenant du titre uruguayen (1-0) en quart de finale: il n'est pas au niveau depuis le début de cette Copa, que le Chili espère enfin conquérir après 99 ans d'attente.

Un seul but et une activité minime sur le terrain: comme la plupart des stars débarquées au Chili, de l'Argentin Messi aux Colombiens Falcao et James Rodriguez en passant par le Brésilien Neymar, l'ancien attaquant du FC Barcelone n'a pas encore brillé.

Alors certes, il y a eu ce joli but contre la Bolivie, un une-deux avec Valdivia conclu d'une tête plongeante décroisée. Mais côté chilien, on a surtout parlé d'Arturo Vidal et de sa Ferrari fracassée après une sortie arrosée au casino, mais aussi de ses trois buts ! Ou du milieu de terrain Charles Aranguiz, joueur de l'Internacional de Sao Paulo et double buteur lors du 5-0 contre la Bolivie.

- Loin d'Arsenal -

De fait, Alexis Sanchez est loin de son niveau d'Arsenal, où il a fini sa première saison anglaise comme meilleur buteur des "Gunners" avec 25 buts, dont 16 en championnat, plus d'une dizaine de passes décisives, et un titre, la Cup, après l'éclatant 4-0 infligé à Aston Villa.

En quelques mois en Angleterre, le gamin de Tocopilla, une bourgade du nord du Chili, est même devenu la coqueluche des supporteurs. Au point de se faire élire joueur de l'année par les fans anglais, devant Sergio Agüero, l'attaquant argentin de Manchester City, et Eden Hazard, le lutin belge de Chelsea.

Mais il est sans doute retourné au pays un tantinet usé par cette longue saison londonienne. Et Jorge Sampaoli, l'entraîneur argentin de la "roja" chilienne, attend clairement plus de son joueur vedette.

"Alexis doit prouver son niveau, il doit s'imposer par sa mobilité, son talent. Nous savons quel match nous devrons jouer", a ainsi insisté le sélectionneur chilien avant cette demi-finale contre le Pérou.

Guerrier dans l'âme, battant, dur au mal, Sanchez est un attaquant qui aime s'exprimer physiquement sur un terrain. Leader dans l'âme, il entraîne ses partenaires dans son sillage. Au point de les secouer s'il le faut.

"Il va falloir qu'il se bouge le cul maintenant !", avait-il ainsi lancé crûment au sujet de Vidal, en pleine conférence de presse, après que l'attaquant de la Juventus Turin a démoli sa voiture et fini au poste, pour le moins alcoolisé.

A Sanchez maintenant de suivre son propre conseil.

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