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27/06/2015 11:03 EDT | Actualisé 27/06/2016 01:12 EDT

Les Grecs confrontés à une nouvelle incertitude après l'annonce d'un référendum

ATHÈNES, Grèce - L'incertitude entourant l'avenir de la Grèce s'amplifiait, samedi, et des citoyens faisaient la file devant les banques pour retirer leur argent, après que le premier ministre Alexis Tsipras eut annoncé la tenue d'un référendum sur l'accord avec les créanciers du pays, qui augmente le risque de voir la Grèce sortir de la zone euro.L'annonce de ce référendum, prévu le 5 juillet, élève considérablement les enjeux des négociations en cours entre la Grèce et ses créanciers internationaux sur les termes d'une nouvelle tranche d'aide financière pour le pays. Le programme de sauvetage financier de la Grèce prend fin mardi, date à partir de laquelle le pays pourrait ne plus être en mesure de respecter ses engagements et de rembourser ses dettes.Le Parlement grec doit débattre et voter à minuit, samedi, sur la demande de référendum du gouvernement, alors que les ministres des Finances des 19 pays de la zone euro — les principaux créanciers de la Grèce — sont réunis à Bruxelles pour discuter de la situation.Environ 50 personnes, la plupart visiblement anxieuses, faisaient la file tôt samedi matin à l'extérieur d'une succursale de la Banque du Pirée dans le centre d'Athènes, l'une des rares banques du pays ouvertes le samedi, avant d'apprendre que l'établissement resterait finalement fermé toute la journée. Une dame âgée dans la file s'est évanouie.À travers la capitale, des citoyens ont commencé à affluer aux guichets automatiques pour retirer leur argent dès que le premier ministre a annoncé la tenue d'un référendum, peu après 1 h du matin, heure locale. La longueur des files et la quantité d'argent disponible dans les guichets variait d'un endroit à l'autre. Dans un communiqué publié samedi après-midi, la Banque de Grèce a assuré que le flux d'argent dans les guichets automatiques ne serait pas interrompu. Selon des documents du Parlement, le référendum demandera aux Grecs de se prononcer sur une proposition de réformes soumise jeudi par les créanciers du pays. Le gouvernement grec l'a rejetée, estimant qu'elle exigeait des coupes trop douloureuses pour la population.Le gouvernement a indiqué qu'il recommanderait aux Grecs de voter «non» au référendum. On ne sait pas encore ce qui adviendrait dans ce cas. La Grèce pourrait quitter la zone euro ou tenter d'obtenir plus de temps pour rembourser ses créanciers.