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27/06/2015 15:05 EDT | Actualisé 27/06/2016 01:12 EDT

Les grandes dates de la crise grecque

Voici les dates-clés des cinq ans de crise grecque alors qu'Athènes négocie avec ses créanciers le versement de 7,2 milliards d'euros, dernière tranche du 2ème plan d'aide expirant le 30 juin.

--2009--

- oct: le gouvernement socialiste de Georges Papandréou allume la mèche de la crise de la dette en Europe en relevant la prévision de déficit public pour 2009 (12,7% contre 6%). Il sera relevé à 15%. En décembre, les agences de notation entament une valse de dégradations de la dette grecque.

--2010--

- 23 avr: avec 350 milliards d'euros de dette, la Grèce, privée d'accès aux marchés financiers, demande une aide internationale.

- mai: elle devient le premier pays de la zone euro à recevoir un plan d'aide international de 110 milliards d'euros de prêts, par les États européens, la BCE et le Fonds monétaire international (FMI). Prévu sur trois ans, il vise à éviter un défaut de paiement et le risque d'explosion de la zone euro. En échange, un plan d'austérité (baisse des pensions, salaires, hausses d'impôts et réformes structurelles) est mis en place provoquant de violentes manifestations.

--2011--

- 27 oct: devant la détérioration de la situation économique et financière de la Grèce, la zone euro élabore un 2e plan de sauvetage, combinant des prêts supplémentaires de 130 milliards d'euros et l'effacement d'une partie de la dette des banques privées (107 milliards d'euros sur 206), contre de nouvelles mesures d'assainissement financier. Ce plan, approuvé en mars 2012 avec une échéance prévue fin 2014, sera prolongé jusqu'au 30 juin 2015 après la victoire de la gauche radicale (Syriza) en janvier 2015.

--2012--

- 9 mars: Accord des créanciers privés de la Grèce qui effacent partiellement sa dette, évitant un défaut de paiement.

- 20 juin, un gouvernement de coalition droite/gauche est formé et Athènes votera un nouveau budget d'austérité pour 2013.

--2014--

- avr: la Grèce retourne sur les marchés pour la première fois en quatre ans et dégage en fin d'année un excédent budgétaire (hors charges de la dette).

- déc: les créanciers exigent de nouvelles mesures gouvernementales pour débloquer la dernière tranche des prêts internationaux.

--2015--

- 25 janv: Syriza, dirigé par Alexis Tsipras, remporte les législatives en promettant de renégocier le plan de sauvetage et de mettre fin à la politique d'austérité, qui a provoqué la chute du PIB du pays de 25% et le chômage d'un quart de la population.

Le Premier ministre Alexis Tsipras affirme que la Grèce ne souhaite pas sortir de l'euro mais annonce des mesures sociales pour lutter contre la "crise humanitaire" et une renégoiation des accords avec les créanciers.

- 20 fév: accord entre les créanciers de la Grèce (UE, BCE, FMI) et son gouvernement pour prolonger l'aide jusqu'au 30 juin. Athènes s'engage à proposer des mesures pour obtenir la dernière tranche des prêts.

-- Juin --

- 2: nouvelles propositions des créanciers sur les réformes à faire pour éviter la faillite.

- 5: Tsipras refuse de nouvelles coupes dans les retraites et une réforme du marché du travail.

- 10: Bruxelles rejette une contre-proposition grecque. Le président français François Hollande appelle à "conclure" rapidement un accord.

- 15: Tsipras dénonce les créanciers qui demandent à son pays de nouvelles mesures, après cinq années de "saccage" de son économie.

- 17: mise en garde alarmiste de la Banque de Grèce sur le risque de sortie de la zone euro, voire de l'UE.

- 18: échec de la réunion à Luxembourg des ministres des Finances de la zone euro, rapprochant Athènes d'un défaut de paiement.

- 19: accord de Tsipras à Saint-Pétersbourg pour la construction d'un gazoduc russe de deux milliards d'euros en Grèce, un double revers pour les Européens qui voient Athènes se rapprocher de Moscou et la Russie envisager de renforcer sa capacité de livraison de gaz au marché européen.

- 22: le gouvernement grec publie la liste de ses propositions aux créanciers, différentes du programme de Syriza, et insiste sur la nécessité de régler la question de la dette et du moyen terme.

- 24: la BCE relève, pour la 5e fois en huit jours, le plafond de l'aide d'urgence (ELA) aux banques grecques (source bancaire grecque à l'AFP).

- 25: la Grèce retire de sa liste de propositions ses mesures impopulaires d'augmentation des cotisations sur les retraites(sources gouvernementales grecques). Nouvel échec des ministres des Finances de la zone euro à trouver un accord pour reprendre le renflouement de la Grèce.

- 26: ses créanciers proposent jusqu'à fin novembre 12 milliards d'euros d'aide à la Grèce, à condition d'un accord rapide sur des réformes et des mesures budgétaires, selon un document que l'AFP a pu consulter.

- 27: en pleine nuit, Alexis Tsipras annonce, pour le 5 juillet, un référendum sur ces propositions, estimant qu'elles "exacerbent les inégalités sociales, apportent la déréglementation du marché du travail, des coupes dans les retraites, une hausse de la TVA sur les produits alimentaires et visent à l'humiliation de tout un peuple".

- Le plan d'aide financière prendra fin le 30 juin, annonce le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

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