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27/06/2015 08:40 EDT | Actualisé 27/06/2016 01:12 EDT

Grèce: le référendum est une "triste décision" qui "ferme la porte à la poursuite des discussions" (Dijsselbloem)

L'annonce par le Premier ministre grec Alexis Tsipras d'un prochain référendum sur les demandes des créanciers est "une triste décision pour la Grèce et "ferme la porte à la poursuite des discussions", a déclaré samedi le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

"Je suis très négativement surpris" par la nouvelle, a dit M. Dijsselbloem à son arrivée à une réunion des ministres des Finances de la zone euro consacrée à la survie financière de la Grèce. "Nous allons écouter le ministre grec, et nous discuterons des conséquences", a-t-il déclaré.

"C'est une triste décision pour la Grèce car cela a fermé la porte à la poursuite des discussions alors que la porte était toujours ouverte dans mon esprit", a-t-il affirmé.

"Nous allons parler des conséquences", a-t-il ajouté, reflétant le sentiment de colère de plusieurs ministres des Finances au sein de la zone euro.

L'annonce d'un référendum en Grèce est "une très désagréable surprise. C'est un jour triste en particulier pour le peuple grec", a renchéri le ministre finlandais Alexander Stubb, à son arrivée. "Le plan B (évoquant un défaut de paiement du pays, ndlr) est en train de devenir le plan A", a-t-il ajouté.

Athènes a "fermé la porte à la poursuite des discussions" sur un plan pour éviter au pays un défaut de paiement le 30 juin, date d'un remboursement de 1,5 milliard d'euros que le pays ne peut honorer, sans aide financière de ses créanciers.

Pour le ministre finlandais, une extension de quelques jours du deuxième programme d'assistance pour la Grèce, d'ici la tenue du référendum prévu le 5 juillet, est "hors de question".

"Nous avons déjà un programme" d'assistance financière, et il arrive à son terme mardi prochain. Il est donc nécessaire que l'Eurogroupe prenne une décision mais c'est difficile quand il y a une rupture unilatérale des négociations", a estimé le ministre espagnol, Luis De Guindos, qui brigue la présidence de l'Eurogroupe.

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