NOUVELLES
27/06/2015 09:00 EDT | Actualisé 27/06/2016 01:12 EDT

Grèce: le FMI va "continuer à travailler" pour restaurer la stabilité financière (Lagarde)

Le Fonds monétaire international va "continuer à travailler" pour restaurer la stabilité financière de la Grèce, a assuré samedi sa directrice générale, Christine Lagarde, après l'annonce de la tenue d'un référendum en Grèce sur les demandes des créanciers.

Avec les autres créanciers, "nous avons constamment adapté nos approches, progressé dans les négociations avec un objectif double: restaurer la stabilité financière" de la Grèce et "permettre le développement de la croissance et de la compétitivité" du pays, a-t-elle dit en arrivant à une réunion des ministres des Finances de la zone euro, ajoutant: "nous allons continuer à travailler".

"Cela suppose une approche équilibrée avec des réformes structurelles et une consolidation budgétaire propice à la croissance et d'autre part, cela nécessite des Européens un soutien financier et une opération sur la dette grecque", a-t-elle lancé. "C'est ce que nous avons toujours recommandé, je vais le dire à nouveau", a-t-elle ajouté.

Le FMI, un des créanciers de la Grèce aux côtés de la Banque centrale européenne et des pays de la zone euro, est très attaché à ce que la dette du pays, qui culmine à près de 180% du PIB, revienne à un niveau soutenable.

Ce qui passerait par un nouveau geste des Européens synonyme pour eux de pertes financières. Beaucoup s'y refusent, en particulier l'Allemagne, qui estime avoir beaucoup fait pour la Grèce.

La Commission européenne veut toujours croire qu'un accord est à portée de main entre Athènes et ses créanciers, pour éviter un défaut de paiement au pays, dont les caisses sont vides.

"La Commission européenne a travaillé jusqu'à hier soir (vendredi soir, ndlr) pour combler l'écart entre institutions (créanciers) et les autorités grecques. C'est l'esprit qui nous anime depuis le début. Ce que nous voulons est que la Grèce reste dans la zone euro", a déclaré Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques.

"Je constate que l'écart qui demeure est relativement limité" entre les positions des uns et des autres, a-t-il ajouté, renvoyant la balle à Athènes. Au Premier ministre grec Alexis "Tsipras de voir si un accord est toujours possible".

cel-may/sg/cr/