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27/06/2015 17:58 EDT | Actualisé 27/06/2016 01:12 EDT

Grèce : la zone euro va "tout faire pour éviter un risque de contagion" (Schäuble)

La zone euro va "tout faire pour éviter tout risque de contagion" de la crise grecque, après son refus de prolonger le programme d'assistance financière à Athènes au-delà du 30 juin, a assuré samedi le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

La Grèce, qui risque de ne pas pouvoir rembourser 1,5 milliard d'euros au FMI le 30 juin et qui a décidé d'organiser un référendum sur les propositions de ses créanciers, provoquant une rupture des négociations, va rencontrer de "grandes difficultés dans les prochains jours", a prédit M. Schäuble.

Il a cependant assuré, tout comme plusieurs de ses homologues, que ce pays restait "membre de la zone euro".

Interrogé plus tard sur la chaîne publique allemande de télévision ARD sur la probabilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro, le ministre conservateur a répondu : "je ne peux pas dire ça ainsi".

Il a également eu des propos très durs sur le Premier ministre grec Alexis Tsipras qui a subitement annoncé l'organisation probable d'un référendum le 5 juillet. "Ce n'est pas seulement déroutant, c'est aussi déprimant dans une telle situation difficile", a dit le grand argentier allemand sur la chaîne de télévision ZDF.

Le "destin" de la Grèce est de rester dans la zone euro, d'où "aucun pays ne souhaite sa sortie", a aussi affirmé le ministre français des Finances, Michel Sapin.

"La Grèce est un membre à part entière de la zone euro", a renchéri son homologue irlandais Michael Noonan, affirmant qu'il n'avait "pas peur pour l'euro".

De son côté, le ministre finlandais Alexander Stubb a dit "comprendre les difficultés que les Grecs vont devoir affronter", tout en n'étant "pas très inquiet" d'une contagion de la crise, car les pays de la zone euro "sont beaucoup mieux préparés" qu'il y a quelques années pour y faire face.

bur-cel/bds