NOUVELLES
27/06/2015 03:24 EDT | Actualisé 27/06/2016 01:12 EDT

Copa America - L'incident Jara-Cavani devant la Conmebol

La Conmebol va devoir trancher sur l'incident ayant opposé mercredi l'Uruguayen Cavani au Chilien Jara à la Copa America après la plainte uruguayenne, à laquelle a aussitôt répondu une plainte chilienne visant sept joueurs de la Celeste.

La séquence a fait le tour des réseaux sociaux depuis mercredi soir: Gonzalo Jara s'approche dans le dos de Cavani et lui met un doigt entre les fesses, provoquant un geste d'humeur de l'Uruguayen sur lequel, en mauvais acteur, le défenseur du Chili s'écroule à retardement. Résultat: deuxième carton jaune pour l'attaquant du Paris SG, fou furieux et ceinturé par ses partenaires, qui quitte donc ainsi la compétition reine d'Amérique du Sud, tout comme son pays, tenant du titre, éliminé 1 à 0 par les Chiliens en quarts de finale.

Moins de 48 heures plus tard, l'Uruguay a officiellement saisi la Confédération sud-américaine de football (Conmebol), vendredi: "Je viens de signer cette plainte visant Jara conjointement avec le président de la Fédération uruguayenne (AUF) Wilmar Valdez", a déclaré Alejandro Balbi, un dirigeant de l'AUF, à la chaîne de télévision uruguayenne Canal 4, soulignant que la requête avait été faite "par internet et sera doublée d'un courrier formel samedi".

"Tout le matériel que vous avez pu voir sur les réseaux sociaux, photos, vidéos officielles et non officielles, ont été jointes à cette plainte auprès de la commission de discipline de la Conmebol", a précisé M. Balbi.

La réponse chilienne n'a pas tardé avec une plainte des dirigeants de la "Roja" contre sept joueurs uruguayens ayant joué ce fameux quart de finale, dont Edinson Cavani. Les autres joueurs visés sont Diego Godin, Fernando Muslera, José Maria Giménez, Jorge Fucile, Alvaro Gonzalez et Christian Stuani.

Ces sept joueurs "charruas" sont accusés d'"agressions et insultes caractérisées au corps arbitral et aux joueurs chiliens ainsi que de provocations envers le public du stade Nacional de Santiago".

La plainte uruguayenne vise à réduire au maximum la sanction qui sera infligée à Cavani, et ce dans l'optique des qualifications pour le Mondial-2018 en Russie, a précisé auprès de l'AFP un dirigeant de la Celeste. La peine qui sera infligée à Cavani sera d'autant plus pénalisante pour la sélection uruguayenne que celle-ci est toujours privée pour quatre matchs de son attaquant vedette Luis Suarez, à la suite de sa morsure sur un défenseur italien lors du Mondial au Brésil.

mr-hro-gfe/ma/ol/chc