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27/06/2015 11:48 EDT | Actualisé 27/06/2016 01:12 EDT

Attentat dans une usine en France: le suspect refuse de parler aux enquêteurs

FONTAINES-SUR-SAÔNE, France - Le principal suspect de l'explosion et de la décapitation d'un patron dans une usine de produits chimiques du sud-est de la France, un camionneur ayant déjà eu des liens avec l'islam radical, refuse toujours de parler aux enquêteurs, a indiqué un responsable, samedi. Un autre suspect arrêté après l'attaque a été libéré sans accusation.Le principal suspect, Yassine Salhi, 35 ans, de même que sa femme et sa soeur, étaient toujours détenus samedi à Lyon, au lendemain de l'attaque lors de laquelle il aurait précipité un camion dans un entrepôt de produits chimiques et accroché la tête décapitée de son patron sur une clôture de l'usine, selon les autorités.Un quatrième suspect arrêté vendredi a été libéré, a indiqué la porte-parole du procureur de Paris, Agnès Thibault-Lecuivre. En vertu des lois antiterroristes françaises, Yassine Salhi et les deux femmes ne peuvent être détenus pendant plus de quatre jours si aucune accusation préliminaire n'est déposée.Les enquêteurs n'ont pas encore été en mesure de déterminer le mobile de l'attaque ni d'identifier de possibles liens avec le djihadisme international, a précisé Mme Thibault-Lecuivre.Aucun groupe n'a revendiqué jusqu'à maintenant l'attaque à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. La décapitation semble imiter les pratiques du groupe armé État islamique, qui décapite ses prisonniers et expose les têtes à la vue de tous, et survient quelques jours après que des extrémistes eurent appelé à mener des attaques pendant le ramadan, le mois sacré des musulmans.Selon les autorités françaises, Yassine Salhi a eu des liens avec des salafistes dans le passé.Par ailleurs, des centaines de personnes ont afflué samedi en Isère pour rendre hommage à Hervé Cornara, le chef d'entreprise qui employait Yassine Salhi depuis le mois de mars, et dénoncer la violence. Des dizaines de personnes ont participé à une minute de silence à Saint-Quentin-Fallavier. D'autres se sont présentées dans un quartier résidentiel de Fontaines-sur-Saône, en banlieue de Lyon, pour saluer la mémoire de M. Cornara.